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31/12/2012 11:07 EST | Actualisé 02/03/2013 05:12 EST

Rangoun nie avoir mené des frappes aériennes contre les rebelles kachins

RANGOON, Myanmar - Le gouvernement birman et les rebelles de l'ethnie kachine ont échangé des accusations pour tenter d'expliquer la flambée de violence survenue au cours des derniers jours dans le nord de la Birmanie, le bureau du président niant avoir mené une offensive aérienne au-dessus du territoire contrôlé par les rebelles.

Le major Zam Htay, directeur du bureau du président, a affirmé que les hélicoptères et les avions à réaction avaient été mis à profit pour fournir de l'assistance aux unités militaires qui n'arrivent plus à s'approvisionner depuis depuis que l'Armée pour l'indépendance kachine leur a bloqué l'accès terrestre.

Les rebelles soutiennent que les appareils ont été utilisés pour mener des frappes aériennes contre eux.

Selon le gouvernement, les violences ont repris de plus belle après que les insurgés eurent détruit un poteau électrique quelques heures après les célébrations de la veille de Noël. L'incident est survenu après que le gouvernement birman eut servi un ultimatum aux rebelles, les enjoignant de libérer l'accès à la route pour lui permettre d'approvisionner sa base militaire.

Or, la base militaire de Lajayan est située près du quartier général de l'Armée pour l'indépendance kachine de Laiza, le dernier poste de commandement en importance du groupe rebelle.

Les rebelles de l'ethnie kachine avaient balayé l'ultimatum gouvernemental du revers de la main, de peur que les troupes gouvernementales ne les attaquent.

Comme d'autres groupes ethniques de la Birmanie, l'ethnie kachine cherche à obtenir depuis longtemps plus d'autonomie politique.