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31/12/2012 02:22 EST | Actualisé 01/03/2013 05:12 EST

Parution du journal réformateur Shargh après trois mois d'interdiction

Le quotidien réformateur Shargh (Orient), fermé fin septembre pour avoir publié un dessin jugé offensant à l'égard des anciens combattants, a repris sa parution lundi après une décision de justice.

A l'époque, la commission de la surveillance de la presse avait ordonné la fermeture du principal quotidien réformateur iranien, annonçant une plainte en justice.

La semaine dernière, le tribunal de la presse de Téhéran a rejeté la plainte en estimant qu'il n'y avait pas d'insulte contre les anciens combattants.

Le dessin contesté montrait des hommes en file avec un bandeau noir sur les yeux, rappelant celui porté sur le front par les soldats lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

La fermeture de Shargh avait suscité des remous au sein même du pouvoir conservateur, le président Mahmoud Ahmadinejad critiquant publiquement son ministre de la Culture à ce sujet lors d'une conférence de presse.

Fermé à plusieurs reprises par le passé, le quotidien réformateur avait reparu en 2010 après une interdiction de trois ans prononcée suite à la publication d'une interview d'une poétesse vivant à l'étranger et soupçonnée d'être lesbienne.

Shargh vient rejoindre dans les kiosques une demi-douzaine de quotidiens réformateurs publiés en Iran, incluant le journal Bahar (Printemps) qui a récemment repris sa parution après une interdiction de plusieurs années.

De nombreux journalistes, le plus souvent proches des réformateurs, ont été arrêtés ces dernières années en Iran, alors que plusieurs journaux ont été fermés sur décision de la justice contrôlée par les conservateurs.

bur/lma/sw