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31/12/2012 06:11 EST | Actualisé 02/03/2013 05:12 EST

Damas accueille favorablement toute initiative de règlement par le dialogue

Les autorités syriennes ont affirmé lundi accueillir favorablement "toute initiative" de sortie de crise par le dialogue après que l'émissaire international Lakhdar Brahimi eut annoncé avoir un plan de résolution du conflit qu'il n'a pas clairement détaillé.

"Le gouvernement soutient le projet de réconciliation nationale et accueillera favorablement toute initiative régionale ou internationale pour une solution à la crise par le dialogue et des moyens pacifiques et sans ingérence étrangère dans les affaires intérieures syriennes", a ainsi affirmé le Premier ministre syrien Waël al-Halaqi.

M. Halaqi s'exprimait devant le Parlement dans une allocution retransmise en directe par la télévision d'Etat.

Pour le cabinet, a-t-il encore souligné, "ce qui se passe en Syrie est une affaire syrienne qui sera résolue par les Syriens eux-mêmes sans pression ni diktat de l'étranger".

"La Syrie se dirige vers le moment historique où elle annoncera la victoire sur ses ennemis et se positionnera pour reconstruire un nouvel ordre mondial qui promeut la souveraineté nationale et le concept de droit international", a-t-il ajouté.

Alors que les violences font chaque jour plus d'une centaine de morts, l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe a dit avoir "parlé d'(un) plan avec la Russie et la Syrie", qui pourrait "être adopté par la communauté internationale".

Moscou a bloqué, avec Pékin, plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le régime de Damas, mais s'est récemment distancié de son allié, envisageant désormais, selon les experts, une Syrie sans son président Bachar al-Assad.

Le plan de M. Brahimi consiste en "une solution politique basée sur la déclaration de Genève prévoyant un cessez-le-feu, la formation d'un gouvernement avec des prérogatives entières et un plan pour des élections soit présidentielles soit parlementaires", a dit l'émissaire international.

Le plan adopté le 30 juin à Genève par le Groupe d'action sur la Syrie prévoyait de former un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs mais n'évoquait pas le départ de M. Assad, condition sine qua non posée par l'opposition pour tout "dialogue national" après plus de 21 mois de violences ayant coûté la vie à plus de 45.000 personnes selon une ONG.

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