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31/12/2012 09:43 EST | Actualisé 02/03/2013 05:12 EST

Canada: les trains bloqués quelques heures dans l'Est par des Amérindiens

Le trafic ferroviaire entre Toronto, Ottawa et Montréal revenait à la normale lundi matin après avoir été interrompu par des autochtones manifestant dans le cadre d'un vaste mouvement de contestation qui dénonce les conditions de vie des Amérindiens, Métis et Inuits du Canada.

Quelque 2.500 passagers de 12 trains reliant ces grandes villes de l'Est du Canada ont été bloqués pendant quatre heures dimanche soir au sud de Kingston (province de l'Ontario) par des Amérindiens dont la démarche s'inscrivait dans le cadre du mouvement "Idle No More" ("Nous ne sommes plus passifs").

"Le blocus a été levé par le groupe des Premières Nations dans la région de Marysville", a indiqué la société ferroviaire Via Rail dans un communiqué.

Cette action constitue un nouveau tour de forces des autochtones canadiens qui ont lancé il y a un mois le mouvement de défense des droits indigènes "Idle No More".

Leurs inquiétudes ont été ravivées par un projet de loi fédérale de finances C-45, dont certaines dispositions risquent, selon eux, de supprimer la protection légale dont bénéficient les cours d'eaux et les terres de leurs territoires.

L'emblème de ce combat est devenu la grève de la faim entamée par la chef amérindienne Theresa Spence depuis le 10 décembre à Ottawa, face au parlement fédéral.

Pour cesser son jeûne, Mme Spence réclame une rencontre avec le Premier ministre Stephen Harper ou le Gouverneur général David Johnston --qui représente la Reine Elizabeth II dans cette ancienne colonie britannique-- pour discuter de la situation des autochtones.

Face au refus de M. Harper de la rencontrer, le mouvement n'a cessé de prendre de l'ampleur à travers le pays ces derniers jours. Dimanche, une vingtaine de députés fédéraux sont venus apporter leur soutien à Mme Spence, tandis que des manifestations ont été organisées à Toronto, Calgary et Vancouver.

"Nous demandons la place qui nous revient ici dans notre patrie que l'on appelle Canada", a déclaré dimanche Mme Spence, citée lundi par le Globe and Mail.

sab/mdm