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30/12/2012 11:12 EST | Actualisé 01/03/2013 05:12 EST

Tous peuvent s'offrir une retraite au soleil à condition d'être bien conseillés

TORONTO - La diminution des prestations de retraite forcent les Canadiens à revoir la façon dont ils profiteront de leurs vieux jours, mais cela ne veut pas nécessairement dire de renoncer à leur rêve d'une retraite au soleil.

Quelques experts estiment qu'avec une bonne planification, s'exiler dans un endroit exotique peut aider les aînés à court d'argent à étirer leur budget de retraite.

En plus des températures clémentes, les experts rappellent que la plupart des destinations privilégiées par les Canadiens — y compris certaines régions du Mexique, le Panama et le Costa Rica — offrent un autre avantage apprécié par ceux qui ont un revenu fixe: le faible coût de la vie.

«Une retraite au soleil est souvent perçue comme un privilège que seuls les gens riches peuvent s'offrir, a estimé Rod Burylo, conseiller financier spécialisé en retraite international. La réalité, c'est que certaines personnes vont vivre au Mexique parce que ce n'est vraiment pas cher.

«Si l'économie a souffert et que leurs finances personnelles ont aussi souffert, les retraités devraient être plus enclins à prendre leur retraite au Mexique, parce qu'ils pourraient avoir une bien meilleure qualité de vie que ce qu'ils peuvent avoir ici», a-t-il ajouté.

Lorsqu'ils préparent leur retraite, plusieurs Canadiens doivent faire des choix financiers difficiles, notamment quant au prolongement de leur carrière, alors que les gouvernements s'endettent et que les profits des entreprises sont à la baisse.

Bien que les considérations financières soient rarement suffisantes pour provoquer un changement radical dans les plans, elles jouent souvent un rôle important dans la prise de décision, selon un récent sondage réalisé par l'Institut info-retraite BMO. Ce sondage indique que plus de 70 pour cent des Canadiens âgés de 45 ans et plus ont réfléchi à l'endroit où ils veulent vivre à leur retraite.

Il a également permis de constater que même si plusieurs rêvent de prendre leur retraite dans des contrées lointaines, seulement un peu plus de 10 pour cent des répondants ont dit qu'ils étaient prêts à quitter le pays.

«Vous avez une proportion de personnes qui veulent passer du temps à l'extérieur du Canada, comme les 'snowbirds', qui ont un plan pour ça, a déclaré Brian Burlacoff, conseiller financier à la Sun Life. Mais il y a l'autre groupe qui n'a pas de plan et qui doit trouver un endroit peu coûteux pour réaliser ses objectifs de retraite.»

Ce genre de décision impulsive est similaire au fait de déménager d'un centre-ville vers la banlieue, où c'est un peu plus abordable, selon lui.

Mais contrairement à un simple déménagement, traverser les frontières nationales peut avoir de graves conséquences fiscales. Même des régions où le coût de la vie est faible peuvent ruiner l'épargne de ceux qui n'ont pas un plan budgétaire clair, a ajouté M. Burlacoff.

Un guide publié par le ministère des Affaires étrangères énonce les pièges potentiels pour ceux qui cherchent à prendre leur retraite à l'étranger — de la perte de la citoyenneté canadienne et la perte de l'assurance-maladie, en passant par la complexité des régimes fiscaux étrangers.

«De nombreux pays en voie de développement n'ont pas les ressources nécessaires pour percevoir les impôts sur le revenu de source étrangère, alors ils compensent en imposant des taxes élevés à la consommation ou aux droits d'importation», peut-on lire dans le document. «Assurez-vous de tenir compte de tous les impôts, droits et taxes, ainsi que les retenues d'impôt que vous paierez sur les revenus en provenance du Canada.»

Les conseillers financiers Burlacoff et Burylo recommandent toutefois de consulter un spécialiste qui comprend les problèmes particuliers, et de rester en contact avec lui tout au long des préparatifs ainsi qu'après le déménagement à l'étranger.