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30/12/2012 12:59 EST | Actualisé 01/03/2013 05:12 EST

"Mur budgétaire": le chef de la Chambre riposte aux accusations d'Obama

Le dirigeant républicain de la Chambre des représentants américaine a vigoureusement riposté dimanche aux déclarations de Barack Obama sur la crise du "mur budgétaire", affirmant que le président avait été élu "pour diriger, pas pour accuser".

Nouveau signe d'une montée des tensions en pleines négociations de dernière minute pour éviter une cure d'austérité forcée et potentiellement dévastatrice à la première économie mondiale, le président de la Chambre, John Boehner, s'est offusqué des propos de M. Obama dans un entretien diffusé dimanche.

Le président démocrate, dans l'émission "Meet the press" sur NBC, a mis en cause l'intransigeance dont ont fait preuve ses adversaires en refusant toute hausse de la fiscalité pour les contribuables les plus aisés, raison selon lui de la persistance du blocage dans la crise actuelle.

M. Boehner s'est mis en retrait des négociations avec M. Obama après avoir constaté leur impasse et a transmis le relais aux dirigeants du Sénat, qui oeuvraient fiévreusement dimanche à l'élaboration d'un éventuel compromis avant la date butoir de lundi minuit (mardi 05H00 GMT).

"Les Américains ont élu le président Obama pour diriger, pas pour accuser", a-t-il lancé dans un communiqué, en assurant qu'"un thème récurrent de nos négociations a été son refus d'accepter quoi que ce soit qui lui demanderait de tenir tête à son propre parti".

Si les négociations échouent, les mesures d'austérité qui se mettraient automatiquement en oeuvre --hausse généralisée des impôts et coupes claires dans les dépenses-- risqueraient de faire retomber à terme les Etats-Unis dans la récession, ont prévenu des économistes.

Au centre du blocage figurent les allègements fiscaux hérités de la présidence du républicain George W. Bush. M. Obama veut les laisser expirer pour les foyers aux revenus supérieurs à 250.000 dollars par an, tandis que les républicains ne veulent pas entendre parler d'une hausse des taux d'imposition et visent surtout les dépenses de l'Etat pour réduire le déficit.

tq/mdm