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30/12/2012 09:27 EST | Actualisé 01/03/2013 05:12 EST

Hugo Chavez dans un état de santé « délicat »

Le président vénézuélien Hugo Chavez souffre de nouvelles complications d'une infection respiratoire dont « le traitement est non dénué de risques », après avoir subi une opération de son cancer à Cuba, a annoncé le vice-président Nicolas Maduro.

« Nous avons été informés de nouvelles complications apparues à la suite de son infection respiratoire. L'état de santé du président Chavez continue à être délicat », a déclaré M. Maduro à une chaîne de radiotélévision depuis La Havane.

« Nous avons décidé de rester les prochaines heures à La Havane auprès du président et de sa famille, très attentifs à l'évolution de son état de santé », a ajouté le vice-président, qui se trouve depuis vendredi à La Havane auprès de M. Chavez.

Nicolas Maduro a fait cette déclaration peu après avoir parlé à Hugo Chavez, soulignant que « grâce à sa force physique et spirituelle, le président est en mesure de se confronter à cette situation difficile ».

Le ministre de l'Information, Ernesto Villegas, a ensuite fermement démenti les rumeurs concernant la mort du président, qui se sont intensifiées au cours de la soirée sur les réseaux sociaux.

Atteint d'un cancer en zone pelvienne, le leader socialiste de 58 ans a subi une quatrième opération le 11 décembre dernier dans un hôpital de La Havane, à Cuba. Son cancer, dont la nature exacte n'a jamais été révélée, est traité comme un secret d'État par Caracas.

Au pouvoir depuis 1999, M. Chavez a été réélu en octobre dernier pour un quatrième mandat. Son investiture doit avoir lieu en janvier, mais son dernier bilan de santé pourrait jeter de nouveaux doutes sur sa capacité à assurer la présidence.

M. Chavez a désigné le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro comme son successeur s'il était lui-même dans l'incapacité d'exercer la présidence et devait quitter le pouvoir définitivement.

Selon la Constitution, les Vénézuéliens seront de nouveau appelés aux urnes dans un délai de 30 jours, advenant qu'il doive quitter ses fonctions dans les quatre premières années de son mandat.