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29/12/2012 08:57 EST | Actualisé 28/02/2013 05:12 EST

Syrie: une escale à Alep est annulée en raison de combats près de l'aéroport

BEYROUTH - Le transporteur aérien national de la Syrie a annulé une escale à Alep, samedi, en raison de combats près de l'aéroport international, tandis que l'envoyé des Nations unies dans ce pays a indiqué que Damas devait choisir entre «l'enfer ou un procédé politique», mais n'a pas indiqué qu'une trêve se profilait à l'horizon.

Ces deux développements soulignent à quel point les efforts internationaux visant à mettre fin aux violences en Syrie ont pris du retard par rapport aux avancées sur le terrain, plus de 21 mois après le début du conflit.

S'exprimant à partir de Moscou, Lakhdar Brahimi, qui représente l'ONU et la Ligue arabe, a mis en garde contre le fait que la guerre civile pourrait propager le chaos dans la région en forçant le départ de nombreux réfugiés dans les pays voisins.

Depuis le début de son mandat en septembre, M. Brahimi a tenté de faire accepter un plan international qui appelle à un cessez-le-feu d'une durée indéterminée entre les rebelles et les troupes gouvernementales, et la formation d'un gouvernement transitoire pour diriger le pays jusqu'à ce que des élections puissent être tenues.

Après un déplacement à Damas, la semaine dernière, et des discussions avec des responsables russes, M. Brahimi a assuré qu'une trêve était la seule porte de sortie du pays.

Aucune des deux parties ne semble cependant intéressée par le plan; les rebelles rejettent tous les efforts qui n'exigent pas le départ du président Bachar el-Assad, et le gouvernement El-Assad risque fort peu de céder volontairement le pouvoir. Damas n'a pas commenté le plan Brahimi.

S'exprimant aux côtés de l'envoyé onusien, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait savoir que son gouvernement continuerait de refuser tout plan appelant au départ de M. al-Assad, et que ce dernier avait stipulé à plusieurs reprises qu'il ne démissionnerait pas.

De leur côté, des responsables de l'aéroport du Caire ont indiqué qu'un vol devant faire escale à Alep avant de se poser à Damas s'est plutôt directement rendu dans la capitale syrienne en raison «d'une situation sécuritaire s'étant détériorée» près de l'aéroport d'Alep.

Les rebelles ont lancé une campagne pour saisir les principaux aéroports du pays, tentant ainsi de couper les lignes de ravitaillement du régime.