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29/12/2012 10:18 EST | Actualisé 28/02/2013 05:12 EST

Coupe du monde - Bormio/descente: au bonheur partagé de Paris et Reichelt

La descente de Bormio, la plus exigeante de la Coupe du monde de ski alpin, a pourtant fait enregistrer samedi les plus petits écarts de l'histoire de la discipline reine, avec deux vainqueurs, l'Italien Dominik Paris et l'Autrichien Hannes Reichelt.

Paris et Reichelt ont en outre devancé, au terme de presque deux minutes de combat, d'1/100e le Norvégien Aksel Lund Svindal, qui conforte ses places de leader aux classements général et de la spécialité, et de 2/100e l'Autrichien Klaus Kröll.

Jamais victoire dédoublée -la dernière en descente remonte à Kitzbühel en 1978 entre l'Autrichien Sepp Walcher et l'Allemand Sepp Ferstl-, ne fut pourtant autant savourée. Paris, 23 ans, a simplement remporté son premier succès en Coupe du monde, alors que Reichelt, 32 ans, n'avait jamais gagné en descente sur le circuit majeur, le Salzbourgeois comptant déjà cinq autres victoires, dont quatre en super-G.

A un centième près, et c'était le remake du slalom géant dames de Sölden, en octobre 2002, quand trois filles avaient terminé premières ex aequo.

Une Stelvio plus facile que les années précédentes, avec moins de glace en raison de températures douces et de chutes de neige récentes, expliquent en grande partie les écarts sur le fil des centièmes.

Mais, quelles que soient les conditions, la descente de Bormio reste la plus exténuante, celle où on peut perdre du temps mais aussi en récupérer mètre après mètre, comme l'atteste l'étude chronométrique des diverses sections.

Cette complexité fait aussi que deux gabarits bien différents ont partagé la plus haute marche du podium. Reichelt, vice-champion du monde de super-G, est un technicien, capable de briller en géant. Il a mené le bal sur le haut, avant de faiblir dans la dernier mur, quand les cuisses ne répondent plus aux impulsions du cerveau.

Très fort en glisse, Paris -gaillard de 95 kg- a beaucoup progressé dans la pente. C'est lui qui a terminé le plus fort samedi.

"Je suis très fier de gagner dans une troisième discipline en Coupe du monde", s'est exclamé Reichelt. Pour Paris, passionné de musique rock, guitariste et chanteur, c'est "l'aboutissement d'un rêve". "Je me pince encore pour y croire", a remarqué le skieur du Val d'Ultimo (+La vallée du dernier+), dans le Haut-Adige (nord-est).

Reichelt et Paris se sont congratulés comme des enfants quand Svindal puis Kröll ont échoué pour un rien.

Tenant du petit globe de cristal, Kröll a tout perdu dans le dernier schuss. Bien que malade, Svindal a démontré qu'il restait la référence. Le Viking a signé son 6e podium, pour trois victoires, en sept courses de vitesse depuis le début de la saison.

asc/bvo