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28/12/2012 08:57 EST | Actualisé 27/02/2013 05:12 EST

Un bombardement fait 14 morts, dont plusieurs enfants, dans le nord de la Syrie

BEYROUTH - Une frappe aérienne des forces gouvernementales sur une ville du nord de la Syrie, vendredi, a tué 14 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont annoncé des militants de l'opposition.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré que 14 personnes avaient été tuées dans la frappe sur la ville d'Al-Safira, au sud d'Alep. Parmi les victimes figurent huit enfants et deux femmes.

Un militant de l'opposition à Alep, qui a réclamé l'anonymat pour des raisons de sécurité, a fourni une liste des noms des victimes. Selon lui, les forces gouvernementales mènent souvent des frappes aériennes à Al-Safira parce que les rebelles attaquent un important complexe militaire situé en périphérie de la ville.

Les rebelles ont affronté les troupes gouvernementales dans le secteur vendredi, a indiqué le militant.

Plus tôt dans la journée, des militants avaient déclaré que les rebelles avaient intensifié leur siège d'une base militaire du nord du pays. Les avions de combat du gouvernement ont bombardé des secteurs pour soutenir les troupes au sol, d'après l'opposition.

Les combats dans les environs de la base de Mannagh, près de la frontière turque, ont éclaté au moment où des responsables turcs annonçaient que deux généraux de l'armée de l'air syrienne avaient fait défection et traversé la frontière.

Les rebelles ont progressé dans divers secteurs du nord de la Syrie ces dernières semaines, prenant le contrôle de plusieurs bases à Alep et ses environs.

D'après Mohammed Saeed, un militant de l'opposition à Alep, des combats se sont déroulés toute la nuit autour de l'aéroport de Mannagh.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a affirmé que les rebelles avaient atteint l'enceinte de la base aérienne tard jeudi soir et que des combats intenses se poursuivaient vendredi.

L'Observatoire et M. Saeed ont aussi rapporté de violents affrontements entre les troupes du président Bachar el-Assad et les rebelles dans le secteur du camp de réfugiés palestiniens Handarat à Alep.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères a affirmé vendredi que le gouvernement russe avait proposé des discussions avec la principale coalition de l'opposition en Syrie, bien qu'il ait précédemment critiqué les pays occidentaux pour avoir reconnu ce groupe.

Sergeï Lavrov a déclaré aux journalistes que la Russie était entrée en contact avec la Coalition nationale syrienne de l'opposition et des forces révolutionnaires par l'entremise de l'ambassade de Russie en Égypte. La Russie est prête à rencontrer le leader de la coalition, Mouaz al-Khatib, a-t-il dit.

Ce dernier a rétorqué en appelant la Russie à réclamer le départ du président El-Assad, considéré comme la «condition principale de toute négociation».

«S'ils pensent que nous ne représentons pas le peuple syrien, pourquoi nous invitent-t-ils?» a demandé M. Al-Khatib. «Le peuple syrien n'a entendu aucune parole juste de la Russie envers la Syrie, et en particulier envers les enfants, les gens innocents et les civils qui sont tués tous les jours avec des armes russes», a-t-il ajouté dans une entrevue avec la chaîne Al-Jazira.

La Russie est l'un des plus fidèles alliés du président syrien et s'est servie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, avec la Chine, pour protéger le régime syrien des sanctions internationales.