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28/12/2012 08:11 EST | Actualisé 27/02/2013 05:12 EST

La croissance immobilière se poursuit en Nouvelle-Écosse

De plus en plus de grues de construction se dressent dans la région d'Halifax, mais même la croissance la plus soutenue peut avoir des limites.

Il y a six mois, des observateurs parlaient de deux douzaines de grues se détachant sur le ciel d'Halifax. Avec celle qu'on érige ces jours-ci au Centre TD et celles qui vont pousser autour du nouveau palais des congrès, elles seront bien vite une trentaine.

Le secteur des bureaux et des centres d'affaires n'est pas le seul à croître. La construction d'appartements n'a jamais été aussi forte au cours des 40 dernières années due à des migrations des régions rurales et aux baby-boomers qui quittent des maisons désormais trop vastes.

La demande pour les maisons individuelles demeure aussi soutenue. Dans la seule région de Porter's Lake, à l'est de Dartmouth, un promoteur lance un projet de 600 maisons sur 10 ans avec un budget de 160 millions de dollars.

Un manque de main-d'oeuvre s'annonce

Déjà, les électriciens et les plombiers se font rares, et ce, malgré l'offre de salaires de 70 000 $ à 100 000 $. La concurrence entre les employeurs fait encore monter les salaires. Le prix des matériaux augmente aussi, et les fournisseurs en profitant pendant que ça dure.

Des intervenants craignent que les prix dans la capitale néo-écossaise atteignent un point où le marché ne puisse plus suivre. D'autres rétorquent que le vrai facteur à considérer est la demande.

Il reste que si les taux d'intérêt « plancher » actuels venaient à augmenter sensiblement, plusieurs pourraient déchanter.