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27/12/2012 11:45 EST | Actualisé 26/02/2013 05:12 EST

USA: le "mur budgétaire" et le "plafond de la dette"

Le "mur budgétaire" et le "plafond de la dette" sont deux dossiers distincts mais de plus en plus liés, auxquels le président Barack Obama et ses adversaires républicains du Congrès vont devoir trouver une solution pour éloigner la menace d'une rechute des Etats-Unis dans la récession.

+ LE MUR BUDGETAIRE: ("fiscal cliff", littéralement "falaise fiscale") désigne le choc économique qui frapperait les Etats-Unis si les mesures automatiques de réduction du déficit, contenues dans une loi de 2011, entraient en vigueur en janvier. L'impôt sur le revenu augmenterait pour 90% des Américains, d'environ 2.000 dollars par an pour un ménage moyen.

+ LE PLAFOND DE LA DETTE: le relèvement du plafond légal de la dette publique, une prérogative du Congrès, est nécessaire pour permettre au gouvernement d'emprunter au-delà du premier trimestre 2013.

Le Trésor a prévenu mercredi que ce plafond, actuellement de 16.394 milliards de dollars, serait atteint lundi prochain et que des mesures d'urgence devraient être prises pour éviter un défaut de paiement. Cette hausse du plafond n'a rien à voir avec le "mur budgétaire" mais les républicains menacent de voter contre pour gagner du poids dans les négociations.

+ L'ORIGINE DU MUR: incapables de s'accorder sur un plan de réduction du déficit après une précédente escarmouche sur le plafond de la dette, les élus du Congrès et Barack Obama ont créé en 2011 une "super-commission" parlementaire chargée de concocter un plan de réduction. Cette commission a à son tour échoué à se mettre d'accord. Or selon la loi, cet échec enclenche automatiquement le 2 janvier 2013 une baisse des dépenses publiques de 7 à 9%.

+ LES NEGOCIATIONS: les démocrates, qui contrôlent la Maison Blanche et le Sénat, et les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, sont d'accord sur la nécessité de trouver un nouveau plan de réduction du déficit, qui protège au moins la classe moyenne. Mais les négociations achoppent sur le taux d'imposition des plus riches, que les républicains refusent d'augmenter.

Les républicains de la Chambre, qui n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un plan entre eux et sont partis en vacances pour Noël, ont affirmé que c'était au Sénat et à la Maison Blanche d'oeuvrer à une solution.

Que celle-ci échoue devant le "mur budgétaire", et M. Obama obtiendrait ce qu'il recherche depuis quatre ans: la fin des cadeaux fiscaux pour les plus riches, quitte à ce que le Congrès vote de nouvelles exemptions pour la classe moyenne ensuite.

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