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27/12/2012 09:32 EST | Actualisé 26/02/2013 05:12 EST

Le pétrole ouvre en hausse à New York, aidé par des tensions au Moyen-Orient

Les cours du pétrole ont débuté la séance en hausse jeudi à New York, les investisseurs espérant toujours un accord avant la fin de l'année sur le budget des Etats-Unis, premier consommateur d'or noir, et s'inquiétant d'un regain de tensions au Moyen-Orient.

Vers 14H10 GMT, le baril de référence pour livraison en février s'appréciait de 30 cents à 91,28 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les courtiers continuent de scruter les négociations budgétaires alors que les pourparlers doivent reprendre jeudi à Washington, le président Barack Obama ayant écourté ses vacances pour tenter de trouver une solution.

"Le marché a apprécié le fait que M. Obama ait annulé une partie de son séjour à Hawaï", a remarqué Phil Flynn, de Price Futures Group. "Pourquoi s'embêter à quitter un coin paradisiaque pour revenir à Washington si vous ne pensez pas que vous pouvez régler le problème du +mur budgétaire+?".

Faute d'un compromis avant le 1er janvier, une cure d'austérité forcée s'imposera au pays, risquant de précipiter en récession une économie américaine encore fragile et de peser sur la demande énergétique du pays, premier consommateur de brut de la planète.

Le gouvernement américain a par ailleurs annoncé que le plafond légal de la dette serait atteint le 31 décembre mais le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a assuré que "des mesures exceptionnelles" seraient prises pour éviter une situation de défaut de paiement. Cela "a apporté un peu de soutien aux actifs jugés risqués" comme le pétrole, selon Jack Pollard, du courtier Sucden.

Les prix du brut ont aussi été soutenus par de nouvelles tensions en Irak, où la région autonome du Kurdistan irakien a décidé de quasiment cesser ses exportations pétrolières tant que Bagdad n'aura pas procédé au versement d'un arriéré de paiement.

Parallèlement, le groupe pétrolier russe Loukoïl a indiqué qu'il allait produire moins de brut que prévu sur le champ pétrolier géant de Qourna-Ouest 2 en Irak, à la demande de Bagdad qui craint une baisse des prix.

L'annonce par les autorités des Emirats arabes unis du démantèlement d'une cellule saoudo-émiratie qui planifiait des actes "terroristes" entretenait les craintes des investisseurs sur l'offre de brut dans la région.

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