NOUVELLES
27/12/2012 05:57 EST | Actualisé 26/02/2013 05:12 EST

Koweït: HRW condamne l'usage excessif de la force contre des manifestants

Human Rights Watch (HRW) a condamné jeudi l'usage excessif de la force par la police koweïtienne lors de manifestations de l'opposition et appelé le Koweït à respecter le droit de manifester.

L'organisation, basée à New York, a relevé que la police anti-émeutes avait recouru à plusieurs reprises à "ce qui apparaît comme un usage excessif de la force pour disperser des manifestations apparemment pacifiques".

"Il ne peut y avoir de justification à des attaques contre des manifestants pacifiques", a écrit dans un communiqué Eric Goldstein, adjoint du directeur de HRW pour le Moyen-Orient.

"Les autorités doivent enquêter sur les allégations d'abus commis par les forces de sécurité et punir ceux qui sont responsables de violations", a-t-il ajouté.

"Les dirigeants koweïtiens doivent respecter le droit de manifester pacifiquement", a poursuivi M. Goldstein, affirmant que "déclarer une manifestation illégale ne donne pas droit à la police de frapper les manifestants".

Réagissant à HRW, le ministère koweïtien de l'Information a affirmé que la police n'était intervenue que lorsque les manifestations étaient devenues violentes.

Dans un communiqué envoyé à l'AFP, le ministère a assuré qu'en agissant ainsi, les forces de l'ordre ont voulu protéger "les biens publics et privés".

Pendant les manifestations organisées par l'opposition depuis la mi-octobre, la police a eu recours à des gaz lacrymogènes et à des bombes assourdissantes pour disperser les opposants, dont certains ont été arrêtés ou frappés, selon HRW.

L'opposition a organisé ces dernières semaines de nombreuses manifestations qui ont parfois rassemblé des dizaines de milliers de personnes pour protester contre un amendement à la loi électorale.

Le riche émirat pétrolier, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, est secoué par des crises politiques à répétition. Il a connu depuis la mi-2006 neuf gouvernements et six dissolutions du Parlement.

oh/mh/sw