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27/12/2012 04:01 EST | Actualisé 25/02/2013 05:12 EST

Argent du tennis: des sponsors aux garanties, le Big Four règne en maître

Entre les sponsors, les prix distribués par les tournois, les garanties pour les faire venir et les exhibitions pour finir, les quatre meilleurs joueurs du monde, labellisés "Big Four", raflent une grande partie du magot disponible sur le circuit masculin.

Inaccessibles raquette en main, Novak Djokovic, Roger Federer, Andy Murray et Rafael Nadal écrasent la concurrence aussi sur le terrain des dollars. "Ils prennent au moins 40% du prize money et des garanties et quand je dis 40% je suis gentil", résume un directeur de tournoi.

Le "prize money", les gains en tournoi, empoché par les quatre meilleurs, est astronomique: 9,7 millions d'euros pour Djokovic en 2012, 6,5 pour Federer, 4,2 pour Murray et 3,8 pour Nadal qui n'a joué que la moitié de l'année.

Parité oblige, on est dans le même ordre de grandeur chez les femmes où les trois meilleures, Victoria Azarenka, Serena Williams et Maria Sharapova ont empoché entre 4,9 et 6 millions d'euros et où la N.10 mondiale, Sam Stosur, a même gagné plus que le N.10 mondial Richard Gasquet (1,5 million contre 1,2).

Mais ces montants ne représentent qu'une petite partie, parfois moins de 20%, de leur revenu total puisqu'il faut y ajouter l'argent des sponsors, les garanties offertes par les tournois et les exhibitions.

Là aussi le "Big Four" survole les débats en siphonnant déjà, avec Sharapova et quelques divas, une grande partie du budget des parraineurs.

Les garanties, ces indemnités qui permettent aux "petits tournois" (ATP 250 et 500) de s'assurer de la présence d'une star, viennent gonfler l'addition.

Officiellement interdites chez les femmes, elles ont été autorisées de nouveau sur le circuit masculin pour remplacer les éternels dessous de table.

Les tournois autres que ceux du Grand Chelem et les Masters 1000 doivent ainsi sortir au moins 800.000 euros pour avoir Federer. Ces dernières années, le Suisse faisait une exception pour le tournoi de sa ville natale de Bâle: 500.000 francs suisses (413.000 euros) suffisaient. Pour 2013, il voulait le double. Refusé apparemment car Federer a enlevé le tournoi de son programme.

Le cas du Suisse illustre aussi la dernière manière de prospérer, grâce aux matches exhibitions, généralement placés en fin d'année, surtout depuis que le calendrier a été raccourci à la demande des joueurs, réclamant du repos.

Federer vient d'en jouer six en Amérique du Sud, à 1 million de dollars pièce selon les médias locaux. Le tournoi commençant jeudi à Abu Dhabi a offert sensiblement la même somme à Djokovic, Murray et Nadal avant que ce dernier ne renonce mardi à cause d'un virus intestinal.

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