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26/12/2012 03:02 EST | Actualisé 25/02/2013 05:12 EST

Le pétrole en nette hausse, le débat budgétaire se poursuit à Washington

Le pétrole a bondi mercredi à New York alors que le président Barack Obama écourtait ses vacances pour reprendre les discussions sur le budget des Etats-Unis, premier consommateur d'or noir, et que des tensions au Moyen-Orient avivaient les craintes pour l'offre de brut.

Le baril de référence pour livraison en février a gagné 2,37 dollars, pour s'établir à 90,98 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit son plus haut niveau depuis près de dix semaines.

La perspective de "la reprise des discussions sur le +mur budgétaire+" après la pause de Noël soutient les cours du pétrole, a remarqué Bill Baruch, de iiTrader.com.

Le président Obama a en effet décidé d'écourter ses vacances et de rentrer mercredi à Washington pour tenter de trouver un accord avec les républicains afin d'empêcher la cure d'austérité forcée, faite de hausses d'impôts et de coupes drastiques dans les dépenses, qui menace le pays début 2013.

Ces mesures de rigueur pourraient entraîner un ralentissement de l'activité économique de mauvaise augure pour la demande de brut aux Etats-Unis, principal consommateur mondial d'énergie.

Si démocrates et républicains parviennent à trouver un terrain d'entente, "cela jouera en faveur des prix du baril car le risque de récession s'éloignera", a souligné James Williams, de WTRG Economics.

Les cours du brut étaient aussi aidés par un regain de tensions en Irak, où les autorités du Kurdistan ont décidé de quasiment cesser leurs exportations pétrolières tant que Bagdad n'aura pas procédé au versement d'un arriéré de paiement.

Les volumes en jeu étaient toutefois "assez limités", selon M. Williams, qui attribuait l'ampleur de la remontée des cours du pétrole à "l'absence de nombreux investisseurs" en cette période de fêtes.

Les cours ont aussi été "portés par l'annonce de l'arrestation par les Emirats arabes unis, avec l'aide de l'Arabie saoudite, de membres d'une cellule" qui planifiait des actes "terroristes" aux Emirats, en Arabie saoudite et d'autres pays, ont observé les analystes de Citi.

L'affaiblissement du billet vert participait par ailleurs à la remontée des cours du brut, selon M. Baruch. Cela rend en effet plus attractifs les achats de brut libellés en dollar pour les investisseurs munis d'autres devises.

jum/ved/sam