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26/12/2012 08:10 EST | Actualisé 25/02/2013 05:12 EST

Des manifestants hostiles à Maliki bloquent une autoroute en Irak

Des manifestants en colère contre le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ont bloqué mercredi la principale route reliant l'Irak à la Jordanie et à la Syrie, certains se disant prêts à une révolution, selon un correspondant de l'AFP.

Des milliers de protestataires ont manifesté à Ramadi et Samarra, capitales de deux provinces majoritairement sunnites situées dans l'ouest et le centre de l'Irak, pour dénoncer les actions menées à l'encontre de leur communauté par M. Maliki, un chiite.

Le ministre des Finances, Rifaa al-Issawi, un sunnite dont au moins neuf gardes ont été arrêtés sous des accusations de "terrorisme le 20 décembre, a participé au rassemblement de Ramadi et s'est engagé à emmener un représentant des manifestants "pour négocier avec Bagdad".

Mais les manifestants, qui ont bloqué l'autoroute reliant la capitale irakienne à la Jordanie et à la Syrie, ont répondu: "Nous voulons seulement une révolution".

"Nous ne négocierons pas et nous ne partirons pas", a déclaré l'un des meneurs des protestataires, Ali Hatem Souleimane, lors d'un discours. "Si nos demandes ne sont pas satisfaites, il n'y a pas d'autre (option) pour nous que de prendre les armes contre le gouvernement".

Il a notamment réclamé l'annulation de la législation fédérale anti-terrorisme, qui selon lui vise particulièrement les sunnites.

Des centaines de protestataires se sont également rassemblés à Samarra, la capitale de la province de Saleheddine, en scandant que M. Maliki était un "lâche" et un "agent de l'Iran", pays majoritairement chiite.

Quelque 2.000 Irakiens avaient déjà manifesté à Ramadi et bloqué l'autoroute, pour réclamer le départ de M. Maliki.

Les tensions confessionnelles sont toujours importantes en Irak, théâtre en 2006-2007 d'une vague de violences de ce type dans lesquelles des dizaines de milliers de personnes avaient été tuées.

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