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25/12/2012 01:17 EST | Actualisé 23/02/2013 05:12 EST

Le président égyptien Mohamed Morsi ratifie le projet de constitution

Le président égyptien Mohamed Morsi a ratifié mercredi la nouvelle Constitution, approuvée par référendum les 15 et 22 décembre. Des élections législatives devraient suivre dans un délai de deux mois. 

Le projet de constitution égyptienne a été approuvé par 63,8 % des voix exprimées lors du référendum. La commission électorale a finalement annoncé mardi les résultats officiels précisant que le taux de participation a été de 32,9 %.

Ce résultat officiel est conforme aux estimations diffusées depuis la fin de semaine. Les Frères musulmans s'étaient déjà attribué une victoire écrasante alors que l'opposition égyptienne avait crié à la fraude.

Le Front du salut national a déposé plusieurs plaintes pour irrégularités à l'issue du premier tour, mais la commission électorale n'en a pratiquement pas tenu compte.

« Nous avons examiné avec sérieux toutes les plaintes », a déclaré en point de presse le juge Samir Abou el Matti mardi.

Le président Morsi estime que l'adoption d'une nouvelle constitution, qui ouvre la voie à des élections législatives d'ici deux mois, mettra un terme à la longue et turbulente période postrévolutionnaire à la suite de la chute d'Hosni Moubarak, en février 2011.

Toutefois, certains observateurs croient plutôt que la méthode forte du chef d'État pour faire passer le texte n'a fait que galvaniser l'opposition, qui dénonce une constitution dangereuse pour les libertés, les droits des femmes et des minorités, dont les chrétiens coptes.

 

Après l'annonce des résultats du référendum, les États-Unis ont appelé le président égyptien Mohamed Morsi à mettre « fin aux divisions » et à « élargir le soutien au processus politique ».

« Le président Morsi, en tant que président démocratiquement élu d'Égypte, a la responsabilité d'agir d'une façon qui reconnaisse le besoin urgent de mettre fin aux divisions, de bâtir la confiance et d'élargir le soutien au processus politique », a déclaré le porte-parole du département d'État, Patrick Ventrell, dans un communiqué.