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25/12/2012 04:57 EST | Actualisé 24/02/2013 05:12 EST

Grève de la faim d'une leader autochtone: le ministre Duncan se dit inquiet

OTTAWA - Le ministre canadien des Affaires autochtones John Duncan a affirmé, mardi, qu'il s'inquiétait pour la santé de la chef de la Première Nation Attawapiskat qui a entamé une grève de la faim le 11 décembre.

Dans une lettre envoyée à la chef Theresa Spence, le ministre Duncan se dit préoccupé par son bien-être et il l'exhorte à mettre fin à ce moyen de pression.

La chef Spence se trouve sur une île de la rivière des Outaouais, dans un tipi. Elle a cessé de s'alimenter afin de sensibiliser le public à la réalité des communautés autochtones.

Elle sollicite une rencontre avec le premier ministre Stephen Harper, le gouverneur général David Johnston et les leaders des Premières Nations afin de discuter de la relation entre Ottawa et les communautés autochtones.

Dans sa missive, John Duncan dit avoir convié Theresa Spence à une rencontre, mais signale que cette dernière n'a pas donné suite à son invitation.

Il ajoute également que le ministère des Affaires autochtones est prêt à mettre sur pied un groupe de travail composé de représentants du gouvernement et des Premières Nations afin de discuter des traités et autres dossiers entre Ottawa et les gouvernements autochtones.

«Je reste préoccupé de votre santé et espère que vous acceptiez mon offre de discuter avec vous de la façon dont nous pourrions aller de l'avant pour améliorer les relations concernant les traités», a écrit le ministre dans sa lettre.

«C'est malheureux que vous ne vouliez pas discuter avec moi des questions que vous avez soulevées publiquement», a ajouté M. Duncan.

La lettre de M. Duncan est arrivée à la chef Spence un jour après que le sénateur conservateur Patrick Brazeau, qui appartient à la nation algonquine, eut tenté sans succès de la rencontrer.

La grève de la faim de la chef Spence a lancé le mouvement de protestation autochtone «Idle No More», qui englobe plusieurs manifestations, dont un blocus des rails du CN à Sarnia qui en est à son cinquième jour.

La plupart des manifestations dénoncent la loi omnibus C-45 du gouvernement Harper. Les manifestants soutiennent qu'il élimine les traités et les droits des autochtones énoncés dans la Constitution.