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24/12/2012 07:13 EST | Actualisé 23/02/2013 05:12 EST

Les troupes syriennes utilisent un gaz jusqu'ici inconnu (ONG, militants)

Des militants et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont accusé lundi les troupes syriennes d'avoir utilisé un gaz jusqu'ici inconnu contre la rébellion à Homs (centre).

L'OSDH cite des militants dans la ville qui affirment que six rebelles ont péri dans la nuit dans le quartier de Khaldiyé après avoir inhalé un gaz inodore tiré par les forces gouvernementales.

L'ONG, qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins sur le terrain, évoque "un gaz qui se dégage sous forme de fumée blanche dès que les grenades heurtent un mur".

"Il pourrait s'agir d'un gaz jamais utilisé jusqu'ici, provoquant des vertiges, de graves maux de tête ainsi que chez certains des crises d'épilepsie", poursuit l'OSDH.

Son directeur, Rami Abdel Rahmane, a affirmé à l'AFP par téléphone qu'"il ne s'agit pas d'une arme chimique mais nous ne savons pas si elle est interdite au niveau international ou pas".

"Les militants affirment qu'il ne s'agit pas d'une arme conventionnelle et c'est la première fois que ces symptômes sont rapportés", a-t-il ajouté.

Cette ONG basée au Royaume-Uni en appelle à la Croix-Rouge internationale, l'exhortant à envoyer immédiatement une équipe médicale spécialisée à Homs, dont certains quartiers sont assiégés depuis six mois par l'armée, pour secourir les blessés et établir un rapport sur l'utilisation de ce gaz.

Le réseau de militants anti-régime des Comités locaux de coordination (LCC) a également dénoncé l'utilisation par l'armée de "grenades contenant du gaz" à Homs.

"Ces gaz provoquent de graves difficultés respiratoires et le rétrécissement de l'iris", affirment les LCC.

Une vidéo tournée par des militants et mise en ligne par les LCC montre un homme allongé suffoquant tandis qu'un médecin place un masque à oxygène sur son visage.

"C'est clair qu'il s'agit d'un gaz nocif, mais on ne sait pas de quel type de gaz il s'agit. En tout cas, ce n'est pas du gaz sarin", dit ce médecin non identifié.

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