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24/12/2012 01:56 EST | Actualisé 23/02/2013 05:12 EST

Le pétrole finit en léger recul à New York, affecté par le débat budgétaire

Le pétrole a terminé en légère baisse lundi à New York, dans un marché aux faibles volumes à la veille de Noël et inquiet du blocage des négociations sur le budget américain qui pourrait précipiter une cure d'austérité forcée néfaste à la demande d'énergie.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a lâché 5 cents, pour s'établir à 88,61 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les investisseurs font toujours "preuve de nervosité face au débat budgétaire", se demandant "si un accord va être trouvé quand les parlementaires rentreront de vacances" jeudi à Washington, a souligné l'analyste indépendant Andy Lipow.

Aussi, face à l'"absence d'autres informations pouvant vraiment influencer le marché", le volume d'échange est-il resté "faible" en cette séance écourtée à la veille de Noël, a ajouté l'analyste.

Les responsables politiques américains, qui ont interrompu leur travail pour la trêve de Noël, ne sont pas parvenus la semaine dernière à trouver un terrain d'entente. Et l'enthousiasme des acteurs du marché a particulièrement été refroidi par l'échec des républicains à se mettre d'accord sur leurs propres propositions.

Or, faute de compromis entre démocrates et républicains, de fortes hausses d'impôts et des coupes budgétaires massives entreront automatiquement en oeuvre début janvier, au risque de précipiter en récession l'économie encore fragile des Etats-Unis et de plomber la demande énergétique du pays, premier consommateur de brut de la planète.

Le président américain Barack Obama a appelé vendredi soir le Congrès à adopter un compromis budgétaire de portée plus modeste que ceux évoqués ces dernières semaines, mais sans parvenir à rasséréner vraiment les opérateurs.

Dans ce contexte, "la plupart des courtiers ont fermé leurs comptes pour l'année", a remarqué Rich Ilczyszyn, de iiTrader.com. "Il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'échanges" d'ici le 31 décembre, selon l'expert.

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