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24/12/2012 10:05 EST | Actualisé 23/02/2013 05:12 EST

Amnesty dénonce les jugements de civils devant des cours militaires en Syrie

Amnesty International a dénoncé lundi le transfert devant un tribunal militaire syrien, dont les verdicts sont sans appel, d'au moins deux médecins et d'un Palestinien.

Cette organisation de défense des droits de l'Homme fait état du transfert devant une telle cour de Mahmoud Al Rifaï et Mohammad Oussama Abdel Salam Al-Baroudi, deux médecins arrêtés respectivement les 16 and 18 février 2012. Ces praticiens, interpellés dans des hôpitaux à Damas, sont détenus dans la prison de Saydnaya, au nord de la capitale.

L'ONG cite également le cas de Bassel Khartabil, un Palestinien né en Syrie, détenu depuis le 15 mars "pour des raisons inconnues".

Il a été conduit à la branche du renseignement militaire de Kafar Soussé à Damas qui a informé sa famille. Peu après, un détenu, qui a dit avoir été incarcéré avec lui, a indiqué qu'il avait été l'objet de tortures et de mauvais traitements.

D'autres informations ont fait état, il y a deux mois, de son transfert à la prison Adra, au nord-est de Damas. Des détenus avec lesquels il est entré en contact ont indiqué à sa famille qu'il allait être transféré devant un tribunal militaire.

Devant les cours militaires, qui sont composées de juges militaires, les accusés n'ont aucun droit légal et ne peuvent pas faire venir de témoins. Leurs sessions sont secrètes et les dates ne sont pas divulguées. Les verdicts sont sans appel, a précisé Amnesty.

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