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23/12/2012 06:05 EST | Actualisé 22/02/2013 05:12 EST

Vendée Globe - Gabart, en tête de la course, se "régale" à la barre

"Ces deux derniers jours, je me suis autorisé le privilège de barrer et je me suis bien régalé", a déclaré le Français François Gabart (Macif), en tête du Vendée Globe, dimanche matin dans le sud-est de la Nouvelle-Zélande.

"Il y a eu de belles vagues et je me suis offert quelques belles tranches de barre, d'une heure et demie à deux heures", a-t-il confié au cours d'une audioconférence avec quelques journalistes, visiblement heureux de "sentir" son bateau... et de soulager un pilote automatique très sollicité dans l'océan Indien.

Le Vendée Globe, a-t-il ajouté, c'est "un condensé d'émotions qui arrivent en permanence. Je n'avais jamais passé 40 jours (ndlr: 43 jours dimanche) seul sur un bateau et on apprend beaucoup sur soi-même, on se découvre plus rapidement (qu'à terre). J'ai l'impression de progresser sur le plan +voilistique+ mais aussi en tant que bonhomme. On gagne en maturité..."

Toujours aussi enthousiaste, le benjamin de la course (29 ans) a assuré que le fait de naviguer presque bord à bord avec son adversaire et ami Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) était plutôt bénéfique.

Noël, le Jour de l'An, "ça ne change vraiment rien"

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"Je suis content de naviguer à côté d'Armel, a-t-il expliqué. C'est une super source d'informations, un +plus+ pour aller vite, ça permet de voir si on a les bons réglages..." "Mais je serais encore plus heureux s'il était 200 milles derrière", a-t-il plaisanté.

"Je prends soin de moi car sur ces bateaux-là (ndlr: des monocoques Imoca de 18,28 m), il vaut mieux être en forme, a rappelé Gabart. Si on n'a pas la +patate+, ça ne se passe pas très bien". "Il se passe en permanence des choses mais je n'ai rien eu de grave jusqu'à maintenant", a-t-il raconté, soulignant qu'il se préparait néanmoins "toujours au pire".

Gabart a également affirmé ne "pas se préparer" spécialement à Noël ni au Jour de l'An. "Mais ça va très bien se passer, a-t-il poursuivi. Je passerai un petit coup de fil à la famille, plus pour eux... Franchement (Noël et le Jour de l'An), ça ne change vraiment rien".

Le skipper de Macif a cependant reconnu qu'il regrettait un peu "la nourriture qu'on a à terre, comme le bon pain chaud qu'on va chercher à la boulangerie le matin".

Gabart possédait une avance de 6,9 milles sur Le Cléac'h dimanche à 08h00 GMT. Treize concurrents étaient encore en course.

heg/es