NOUVELLES
23/12/2012 11:51 EST | Actualisé 22/02/2013 05:12 EST

Syrie: un ministre minimise les propos de Chareh, appelle au dialogue

Le ministre syrien de l'Information Omrane al-Zohbi a minimisé dimanche les propos du vice-président Farouk al-Chareh dénonçant l'option militaire choisie par le régime, et appelé de nouveau à un "dialogue national".

Faisant référence aux récentes déclarations de M. Chareh qui avait appelé à un "accord historique" pour mettre fin à 21 mois de conflit meurtrier, M. Zohbi a affirmé qu'"il s'agit d'une opinion parmi les 23 millions d'opinions en Syrie, qui est un Etat dirigé par des institutions et des dirigeants qui détiennent l'opinion finale".

Le vice-président avait affirmé la semaine dernière qu'"aucune rébellion ne peut mettre un terme à la bataille militairement. Tout comme (les opérations) des forces de sécurité et des unités de l'armée ne mettront pas un terme à la bataille" non plus.

Evoqué pour remplacer le président Bachar al-Assad en cas de transition négociée, M. Chareh est le premier dirigeant syrien de haut rang a avoir fait état de telles différences de points de vue au sommet de l'Etat.

"L'armée syrienne défend son pays et prend les décisions pour faire face au terrorisme", a affirmé M. Zohbi au cours d'une conférence de presse à Damas. Il a ajouté que le terme de la bataille et "la décision finale viendra de ce qu'aura imposé la bataille et les dirigeants politiques".

Le ministre a souligné dans le même temps la nécessité d'une action politique pour résoudre la crise qui déchire le pays, insistant sur le fait que le gouvernement était "le premier à proposer une solution politique à travers le dialogue national".

"Seuls les Syriens participeront à ce dialogue national", a-t-il dit accusant la Turquie et le Qatar de soutenir les rebelles que le régime assimile à des "terroristes".

L'opposition pose comme condition préalable à toute négociation le départ du président Assad.

rim/sbh/feb