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23/12/2012 07:13 EST | Actualisé 22/02/2013 05:12 EST

Le Yémen toujours sans nouvelle des trois otages européens (ministre)

Les recherches se poursuivent pour localiser le lieu de détention de deux Finlandais, dont une femme, et d'un Autrichien, enlevés vendredi à Sanaa par des hommes armés, a indiqué dimanche le ministre yéménite de l'Intérieur.

"Les services de sécurité mènent actuellement des recherches à grande échelle pour localiser le lieu de détention des otages", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Abdel Qader Qahtan, en recevant un émissaire finlandais dépêché la veille à Sanaa.

Le ministre, cité par l'agence officielle Saba, a assuré à son interlocuteur que Sanaa "déployait tous les efforts possibles pour préserver la sécurité des otages et obtenir leur rapide libération".

Un responsable des services de sécurité, interrogé par l'AFP, a indiqué que "les otages se trouveraient toujours à Sanaa", sans donner plus de précision.

Samedi, Helsinki avait annoncé l'envoi d'un diplomate au Yémen, où elle n'a pas de représentation diplomatique, et indiqué que "le Finlandais enlevé était au Yémen pour ses études et la femme était venue lui rendre visite".

La Finlande a dit travailler "en étroite collaboration avec l'Autriche". D'après Vienne, l'Autrichien enlevé est un autre étudiant, âgé de 26 ans.

Une source de sécurité yéménite a évoqué vendredi la piste d'Al-Qaïda, affirmant que les autorités "soupçonnent" ce réseau qui "a menacé il y a une dizaine de jours d'enlever des étrangers et de mener des hold-up".

Le Yémen est coutumier des enlèvements d'étrangers, souvent revendiqués par des tribus, fortement armées dans ce pays, qui espèrent ainsi faire aboutir des revendications auprès du pouvoir central.

Parmi les centaines de personnes enlevées dans le pays ces quinze dernières années, la plupart ont été libérées saines et sauves.

Al-Qaïda est tenu pour responsable de certains de ces rapts, dont celui d'un diplomate saoudien, Abdallah al-Khalidi, aux mains du réseau extrémiste depuis son enlèvement le 28 mars à Aden.

Le réseau a renforcé sa présence notamment dans le sud et l'est du pays en profitant de l'affaiblissement du pouvoir central depuis la révolte populaire de 2011, qui a abouti au départ du président Ali Abdallah Saleh en février.

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