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22/12/2012 03:52 EST | Actualisé 21/02/2013 05:12 EST

Nouveau coronavirus: transmission interhumaine soupçonnée par l'OMS

TORONTO - Le nouveau coronavirus pourrait s'être transmis de personne à personne dans quelques cas survenus en Jordanie au mois d'avril, a indiqué l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Selon l'organisation internationale, l'enquête sur ces grappes jordaniennes suggère que dans certains cas, l'infection au coronavirus pourrait être moins grave que les cas ayant été répertoriés à l'automne.

Dans les premiers cas qui ont attiré l'attention à l'échelle internationale, des personnes sont tombées gravement malades après avoir été infectées par le nouveau coronavirus. Celui-ci est de la même famille que le virus causant le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Cinq des neuf personnes ayant été infectées par le coronavirus jusqu'à présent ont perdu la vie. Toutes ont été grièvement malades.

D'autres cas déclarés en Jordanie sont maintenant considérés comme des cas probables par l'OMS.

Mais à la lumière des informations dont l'OMS dispose actuellement, il ne semble pas que le nouveau virus puisse se transmettre facilement de façon interhumaine ou se propager de façon durable.

Dans un communiqué publié vendredi, l'organisation sanitaire internationale n'a pas indiqué combien de cas survenus en Jordanie à l'hôpital de Zarka elle considère comme «probables».

En avril, avant que l'existence de ce nouveau coronavirus ne soit reconnue, le Jordan Times avait rapporté l'éclosion d'une maladie inconnue causant des pneumonies à l'hôpital public de Zarka.

La publication citait le ministre de la Santé jordanien, Abdul Latif Wreikat, qui disait avoir répertorié huit cas. Deux de ces personnes sont mortes après avoir été infectées.

En novembre, à la demande du gouvernement jordanien, l'OMS avait dépêché sur les lieux en novembre afin d'enquêter sur cette éclosion. Les spécialistes ont étudié les cas et interrogé les survivants, leur famille et les professionnels de la santé qui les avaient traités.

L'équipe avait toutefois été incapable d'identifier quelle personne avait été infectée en premier. Cela aurait permis d'aider les enquêteurs à trouver comment le virus se transmet à partir de son réservoir naturel — on soupçonne les chauve-souris d'en être à l'origine — jusqu'aux humains.