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22/12/2012 03:53 EST | Actualisé 21/02/2013 05:12 EST

La Maison Blanche condamne une nouvelle attaque tribale au Kenya

La Maison Blanche a condamné samedi "dans les termes les plus forts" une nouvelle attaque tribale qui a fait 45 morts au Kenya, exhortant le gouvernement de Nairobi à "mettre fin à ce cycle meurtrier d'affrontements".

L'attaque vendredi d'un village de la région de la rivière Tana, dans le sud-est du Kenya, a fait 45 morts, selon la police kényane, qui a révisé à la hausse un précédent bilan de 39 morts.

"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts le regain de violences dans la région de la rivière Tana au Kenya", a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, dans un communiqué. "Ce dernier épisode marque une escalade inquiétante des violences tragiques dont ont été témoins ces populations en août et septembre", a-t-il ajouté, déplorant la mort de femmes et d'enfants dans ces troubles entre communautés Pokomo et Orma.

"Nous exhortons le gouvernement kényan, la police kényane et les dirigeants des communauté Orma et Pokomo à mettre fin à ce cycle meurtrier d'affrontements, à intensifier les efforts pour établir une paix durable dans le delta de Tana et à traduire en justice les auteurs de ces crimes haineux", a encore souligné M. Carney.

A l'approche d'élections "historiques" en mars, "les Etats-Unis appellent le peuple du Kenya à affirmer ses droits par des moyens pacifiques, comme le stipule la Constitution" du pays, selon le communiqué.

Entre mi-août et mi-septembre, plus de 100 personnes avaient été tuées dans une succession d'attaques de villages et d'opérations de représailles entre des membres des ethnies Orma --essentiellement des éleveurs-- et Pokomo --majoritairement des agriculteurs de la même région.

Le calme était revenu depuis la mi-septembre avec le déploiement d'un millier de membres des forces de l'ordre. Mais, selon un policier présent sur le terrain, les tensions entre les communautés Orma et Pokomo avaient ressurgi ces derniers jours sur fond d'opération de désarmement consécutive aux tueries de l'été. Le village reculé attaqué vendredi à l'aube, Kipao, est peuplé de membres de l'ethnie Orma.

chv/sam