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21/12/2012 05:59 EST | Actualisé 20/02/2013 05:12 EST

Précipice fiscal: le président Obama veut empêcher les hausses d'impôts

WASHINGTON - Le président Barack Obama a pressé les leaders du Congrès, vendredi, d'approuver un projet de loi d'ici la fin de l'année pour empêcher l'entrée en vigueur automatique de hausses d'impôts pour les Américains de la classe moyenne et l'expiration des prestations des chômeurs de longue durée, des mesures qui pourraient affecter durement l'économie américaine.

Ses remarques surviennent au terme d'une semaine frustrante, lors de laquelle les démocrates et les républicains ont été incapables de s'entendre sur un accord pour éviter le «précipice fiscal».

Plus tôt cette semaine, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, avait indiqué qu'il était toujours prêt à négocier avec le président, tout en affirmant qu'il ne savait pas comment il serait possible d'éviter la combinaison de hausses d'impôts et de coupes budgétaires. «Seul Dieu sait comment nous allons y arriver», a-t-il dit.

Les économistes préviennent que ces mesures, prévues pour entrer automatiquement en vigueur le 1er janvier à moins d'un accord, risquent de replonger les États-Unis dans la récession.

Lors d'une conférence de presse en fin de journée à la Maison-Blanche, le président a insisté sur le fait qu'il souhaitait toujours un projet de loi qui réclamera davantage d'efforts des Américains les plus riches.

«Tout le monde doit faire des concessions de façon raisonnable» pour empêcher l'économie de sombrer dans le précipice fiscal, a dit M. Obama.

Il a fait ces déclarations après s'être entretenu au téléphone avec M. Boehner et après avoir rencontré en personne le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid.

«Je crois toujours que nous pouvons y arriver», a dit le président.

Jeudi, le président de la Chambre des représentants avait présenté son propre plan pour contrecarrer celui de Barack Obama, mais il a été forcé d'annuler le vote quand il est devenu évident qu'il n'avait pas assez d'appuis des membres de son parti.

John Boehner proposait de laisser les hausses d'impôts entrer en vigueur seulement pour les ménages gagnant plus de 1 million $ US par an, mais les républicains les plus conservateurs et ceux affiliés au Tea Party refusent toute hausse d'impôts pour qui que ce soit.

La dernière proposition de M. Obama prévoyait d'augmenter les impôts de ceux qui gagnent plus de 400 000 $ US par an.

Le plan de M. Boehner, présenté abruptement cette semaine, n'avait aucune chance d'être adopté par le Sénat, à majorité démocrate. Le président Obama avait menacé d'y opposer son veto s'il devait être adopté par le Congrès d'une façon ou d'une autre. M. Boehner avait espéré que son plan rallie les républicains et renforce sa position face à Barack Obama sur la façon de s'attaquer au déficit budgétaire chronique.

Mais le retrait du plan a plutôt représenté une défaite personnelle majeure pour le président de la Chambre.

M. Boehner n'a pas immédiatement réagi à la déclaration du président Obama vendredi.