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21/12/2012 10:34 EST | Actualisé 20/02/2013 05:12 EST

Obama va nommer John Kerry à la tête du département d'Etat (responsable)

Le président des Etats-Unis Barack Obama va nommer vendredi le sénateur John Kerry pour prendre la succession de Hillary Clinton à la tête du département d'Etat, a indiqué un haut responsable de la Maison Blanche à l'AFP.

Une annonce officielle est prévue dans la journée sur cette nomination, a précisé ce responsable sous couvert d'anonymat. La décision de M. Obama était attendue depuis que l'ambassadrice à l'ONU Susan Rice a annoncé la semaine dernière qu'elle renonçait à briguer le poste de chef de la diplomatie de la première puissance mondiale.

Candidat malheureux à la présidence américaine en 2004 contre George W. Bush, M. Kerry, héros décoré du Vietnam avant de devenir militant anti-guerre, sénateur du Massachusetts (nord-est) depuis 1985, vient d'avoir 69 ans.

En tant que chef, depuis quatre ans, de la puissante commission des Affaires étrangères du Sénat où il a succédé à l'actuel vice-président Joe Biden, il possède déjà une solide expérience des dossiers diplomatiques et a servi d'émissaire à M. Obama sur des dossiers sensibles, notamment au Pakistan.

Mme Rice, proche de M. Obama, avait été visée par des critiques acerbes d'élus républicains pour ses prises de position après l'attentat de Benghazi (Libye) qui avait coûté la vie le 11 septembre dernier à quatre Américains, dont l'ambassadeur Christopher Stevens.

Elle avait affirmé le 16 septembre sur des télévisions que cette attaque n'était "pas forcément un attentat terroriste", mais résultait plutôt d'une "manifestation spontanée ayant dégénéré". Depuis, l'administration a reconnu que l'attaque avait été planifiée.

Les élus soupçonnaient Mme Rice et la Maison Blanche d'avoir délibérément cherché à tromper les Américains sur le caractère terroriste de cette attaque, pour ne pas ternir le bilan de M. Obama quelques semaines avant l'élection présidentielle du 6 novembre -- qu'il a finalement remportée.

Parmi ces responsables figuraient les sénateurs John McCain et Lindsey Graham, d'influents parlementaires qui avaient le pouvoir de bloquer la nomination de Mme Rice.

Les nominations aux postes gouvernementaux américains sont en effet soumises à la confirmation du Sénat, chambre où les alliés démocrates de M. Obama disposent d'une majorité simple, mais pas de la majorité qualifiée nécessaire pour bloquer une obstruction éventuelle de l'opposition.

A ce titre, M. Kerry, avec sa longue expérience au Capitole, est considéré comme un candidat bien plus consensuel que Mme Rice à la succession de Hillary Clinton.

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