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21/12/2012 02:04 EST | Actualisé 20/02/2013 05:12 EST

Législatives italiennes: Ottawa aurait autorisé le vote au Canada

La branche montréalaise du Parti Démocrate italien (PD - opposition, centre-gauche) a annoncé vendredi que les 140.000 Italiens du Canada pourraient voter aux prochaines législatives.

"C'est une bonne nouvelle pour la démocratie et l'égalité", a fait valoir le PD dans un communiqué.

Ce vote n'était pas acquis d'avance, car le gouvernement conservateur d'Ottawa s'oppose, invoquant une "question de souveraineté", à ce que des parlementaires étrangers soient élus dans une circonscription dont le Canada fait partie.

Ni le gouvernement canadien ni l'ambassade d'Italie n'ont voulu confirmer ou démentir le feu vert donné aux électeurs italiens qui doivent participer à l'élection de deux députés et d'un sénateur, dans la circonscription d'Amérique du Nord et d'Amérique centrale.

"Nous avons accusé réception de la demande italienne et avons signifié les raisons de la position du Canada", s'est borné à indiquer à l'AFP un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Rick Roth.

La seule déclaration officielle était venue mercredi de la directrice générale du ministère italien des Affaires étrangères Cristina Ravaglia.

"Au cours des dernières heures, la question du vote au Canada a été réglée favorablement", avait-elle dit selon l'agence italienne AISE.

Ottawa avait "depuis longtemps" manifesté son "hostilité" à l'égard de ce vote, a dit Mme Ravaglia, mais a ensuite "pris acte des assurances fournies par notre ambassade, concernant l'observation par le gouvernement italien des conditions posées en 2008 par les autorités canadiennes".

En 2008, le Canada a accordé une dérogation aux Italiens tout en déclarant que cette concession était faite pour la dernière fois.

L'accord obtenu cette fois par l'Italie pourrait créer un précédent pour d'autres pays, dont des ressortissants vivent au Canada, a déclaré à l'AFP François Lubrina, conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'étranger qui a soutenu la démarche italienne au nom de la "solidarité européenne".

Paris et Tunis sont notamment concernés. Le Canada a fait connaître sa position lors des élections tunisiennes en 2011 et françaises en juin, sans pour autant empêcher les ressortissants des pays concernés de voter dans leurs locaux diplomatiques.

via/sab/are