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21/12/2012 09:34 EST | Actualisé 20/02/2013 05:12 EST

Le pétrole ouvre en net recul à New York, plombé par le débat budgétaire

Le pétrole a ouvert en nette baisse vendredi à New York, les investisseurs redoutant que démocrates et républicains échouent à trouver un compromis avant la fin de l'année permettant d'éviter une cure d'austérité forcée qui pèserait sur la demande énergétique des Etats-Unis.

Vers 14H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février, lâchait 1,32 dollar à 88,81 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le brut "est complètement sous influence de l'avancée des discussions" sur le budget, surtout après l'échec des républicains du Congrès jeudi soir à s'accorder sur leur propre "plan de secours", a remarqué Robert Yawger, de Mizuho Securities US.

Après des jours d'optimisme sur un possible compromis budgétaire, les investisseurs ont été refroidis par l'incapacité du chef de file des républicains au Congrès, John Boehner, à organiser un vote sur une proposition de loi qui prolongerait les avantages fiscaux pour tous les foyers dont les revenus sont inférieurs au million de dollars.

Les courtiers "s'inquiètent de la possibilité que le pays se heurte vraiment au +mur budgétaire+", un ensemble de coupes drastiques dans les dépenses et de hausses d'impôt qui entreraient en vigueur début 2013 si aucun accord n'est trouvé avant la fin de l'année, a souligné M. Yawger.

Cela risquerait de faire tomber en récession une économie encore fragile et de plomber la demande énergétique du pays, premier consommateur de brut de la planète.

Si dans les prochains jours les inquiétudes des investisseurs s'aggravent, "la Bourse pourrait chuter fortement" et emmener dans son sillage l'ensemble des marchés, selon l'analyste.

Ces développements "ont complètement occulté des données par ailleurs plutôt bonnes", a remarqué M. Yawger.

Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont en effet augmenté de 0,7% en novembre, soit plus que ce que prévoyaient les analystes, et les dépenses de consommation des ménages ont rebondi sur la même période, progressant de 0,4% en rythme annualisé.

Les revenus des ménages ont par ailleurs augmenté en novembre pour le septième mois d'affilée, et leur progression a atteint 0,6%, alors que les analystes pensaient qu'ils n'avaient augmenté que de 0,3%.

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