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21/12/2012 11:56 EST | Actualisé 20/02/2013 05:12 EST

Expropriation d'YPF en Argentine: la demande d'arbitrage de Repsol acceptée

La demande d'arbitrage déposée à Washington par le groupe pétrolier espagnol Repsol pour contester l'expropriation de son ancienne filiale YPF par l'Argentine a été acceptée, a-t-on appris vendredi auprès de l'organisme qui étudiera ce cas.

Rattaché à la Banque mondiale, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) indique simplement sur son site internet que le dossier a été enregistré et que le tribunal d'arbitrage "n'a pas encore été constitué".

En avril, la présidente argentine, Cristina Kirchner, ignorant les avertissements de Madrid, avait décidé d'exproprier 51% de YPF, contrôlé jusque-là par Repsol à 57,4%, ce qui a déclenché une grave crise diplomatique entre les deux pays.

L'Etat argentin et les provinces accusaient Repsol de ne pas avoir assez investi en Argentine alors que le pays fait face à une hausse vertigineuse de ses importations d'hydrocarbures (+110% à 7,1 milliards d'euros en 2011)

Repsol a estimé de son côté que cette nationalisation lui donnait droit à plus de 10 milliards de dollars de compensation et avait déposé sa demande d'arbitrage début décembre.

L'arbitrage est une procédure internationale de règlement des litiges qui requiert l'assentiment des parties en conflit.

Le groupe espagnol avait par ailleurs menacé d'agir en justice contre toute partie qui investirait dans YPF ou ses actifs qui ont été, selon Repsol, expropriés de manière illégale.

Mi-novembre, Repsol a ainsi assigné en justice à Madrid son concurrent américain Chevron pour "concurrence déloyale" en Argentine après que ce groupe eu passé un accord avec son ex-filiale YPF pour y explorer le gisement de Vaca Muerta.

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