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21/12/2012 02:37 EST | Actualisé 20/02/2013 05:12 EST

Des objets ayant appartenu au maestro Leopold Stokowski retrouvés

PHILADELPHIE - Un siècle après que Leopold Stokowski eut pris les commandes de l'Orchestre de Philadelphie, un historien a retrouvé des lettres et des objets ayant appartenu au maestro affectueusement surnommé «Stoki».

Jack McCarthy, un archiviste de la Société historique de Pennsylvanie, a passé un an à faire des recherches pour le 100e anniversaire de la nomination du chef d'orchestre en 1912, qui donnera lieu à une foule d'événements spéciaux durant la saison 2012-2013.

En fouillant dans les archives de l'ensemble, M. McCarthy a découvert que l'Université de Pennsylvanie et l'Institut de musique Curtis étaient les dépositaires de certains effets personnels de M. Stokowski.

Le chercheur a ainsi réussi à retracer dans la section des livres rares et des manuscrits de l'université les smokings du maestro et un podium fabriqué sur mesure que les responsables de l'Orchestre de Philadelphie voulaient plus particulièrement retrouver.

Selon Jack McCarthy, une photo célèbre montre Leopold Stokowski en train de diriger l'ensemble en 1939 debout sur ce podium circulaire à trois marches, d'où l'intérêt pour l'objet.

L'historien a également mis la main sur des gongs javanais achetés par le chef d'orchestre durant un voyage en Asie en 1927 et utilisés plus tard lors d'un concert qui étaient entreposés à l'Institut de musique Curtis.

Parmi les nombreux accomplissements du légendaire Stoki, la création du son «Philadelphie», qui a permis à l'orchestre de devenir l'un des meilleurs au monde, est probablement celui qui a le plus contribué à sa renommée.

Mais le maestro a aussi permis à l'Orchestre de Philadelphie de rejoindre de nouveaux publics grâce à sa collaboration avec des scientifiques travaillant sur des technologies d'enregistrement et de diffusion innovatrices.

«En 1932, les ingénieurs de Bell Labs ont installé de l'équipement à l'Académie de musique et M. Stokowski et l'ensemble ont réalisé le premier enregistrement stéréo d'un orchestre de l'histoire», a raconté M. McCarthy.

L'année suivante, alors que l'ensemble jouait à Philadelphie, sa prestation a été retransmise en direct par téléphone à un auditoire au Constitution Hall à Washington.

L'archiviste a également découvert que le chef d'orchestre, qui est décédé en 1977, s'était battu pour la construction d'une nouvelle salle de concert.

Avant que le projet du «Temple de la musique» ne soit mis au rancart en raison de la Grande Dépression, Stoki avait en effet exhorté les organisateurs à choisir son ami, l'architecte Frank Lloyd Wright, pour bâtir ce qui aurait été une salle moderne sur la promenade Benjamin Franklin.