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20/12/2012 02:15 EST | Actualisé 19/02/2013 05:12 EST

Neptune conteste une action collective liée à l'explosion de Sherbrooke

LAVAL, Qc - Neptune Technologies & Bioressources (TSX:NTB) a indiqué jeudi qu'elle se défendrait contre une action collective intentée par des actionnaires aux États-Unis au sujet de l'importante explosion et de l'incendie qui ont fait trois morts et blessé 18 personnes le mois dernier à son usine industrielle de Sherbrooke.

La société québécoise a estimé que la poursuite était «complètement sans fondement» et affirmé qu'elle avait l'intention de se défendre «vigoureusement» à l'aide d'arguments «substantiels» légaux et factuels.

La firme représentant les actionnaires prétend, entre autres choses, que Neptune avait installé de plus grands réservoirs d'acétone à son usine de production de Sherbrooke, lesquels ont fait en sorte que «des niveaux dangereusement élevés» du produit chimique se trouvaient sur le site.

Neptune a indiqué jeudi que le niveau d'acétone entreposé sur le site ou utilisé dans la production de ses produits n'avait jamais dépassé les niveaux autorisés par la province. La société assure en outre qu'elle avait obtenu les permis de construction nécessaires à l'expansion de l'usine et qu'elle était en voie d'obtenir les permis environnementaux requis pour ce projet.

L'entreprise a répété avoir reçu du ministère de l'Environnement du Québec, le 16 novembre, un avis de non-conformité lié à l'acquisition d'équipement et à l'expansion de l'usine, mais pas à ses niveaux d'acétone.

L'installation de la ville des Cantons de l'Est fabrique des produits de santé dérivés d'ingrédients sous-marins.

La poursuite a été déposée mercredi devant la cour de district des États-Unis du district sud de New York et ses accusations portent sur la loi sur les transactions de valeurs mobilières.

La plainte a été présentée au nom d'investisseurs ayant acheté des actions de Neptune entre le 12 décembre 2011 et le 18 novembre 2012. Cette période comprend un appel public à l'épargne qui a eu lieu le 25 septembre 2012, au prix de 4,10 $ l'action.

L'action vaut aujourd'hui environ moitié moins et a clôturé jeudi à 2,04 $ à la Bourse de Toronto, en hausse d'un cent.

La firme représentant les actionnaires, Robbins Geller Rudman & Dowd LLP, allègue que, pendant la période concernée par la poursuite, Neptune avait «glorifié les bénéfices futurs» de l'expansion de l'usine de production et omis de dévoiler plusieurs faits adverses.

Neptune affirme continuer à travailler sur son plan visant à reprendre ses activités et renouer avec certains niveaux de ventes à court terme. Elle entend aussi reconstruire une usine en utilisant les installations de l'expansion et l'équipement qui ne semble pas avoir été trop endommagé dans l'explosion du 8 novembre.

L'entreprise croit que sa couverture d'assurance suffira à financer la plus grande partie des coûts de construction de la nouvelle usine, qui pourrait être opérationnelle d'ici six à neuf mois.