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20/12/2012 09:33 EST | Actualisé 19/02/2013 05:12 EST

Le pétrole en baisse à New York après des chiffres décevants sur le chômage

Les cours du pétrole ont débuté la séance en baisse jeudi à New York, minés par des chiffres américains ravivant les craintes d'un ralentissement de l'économie potentiellement néfaste pour la demande énergétique aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Vers 14H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, lâchait 38 cents à 89,60 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

L'annonce d'un rebond des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis du 9 au 15 décembre "a été particulièrement mal reçue par le marché", a remarqué John Kilduff, d'Again Capital.

Les autorités américaines ont recensé le dépôt de 361.000 demandes d'allocations de chômage dans le pays sur cette période, soit 4,9% de plus que la semaine précédente et davantage que les attentes des analystes.

Cet indicateur, qui survient trois jours après l'annonce de l'accélération de la baisse de l'activité manufacturière à New York, "ranime les inquiétudes des courtiers sur les perspectives pour la demande de brut" aux Etats-Unis, a souligné M. Kilduff.

Ce chiffre occultait la nouvelle estimation officielle du PIB américain du troisième trimestre, qui fait état d'une forte accélération de la croissance économique.

Les courtiers faisaient aussi preuve d'un regain de prudence face "aux nouvelles incertitudes sur les négociations encore en cours à Washington" sur le budget des Etats-Unis qui semblaient piétiner, a remarqué David Bouckhout, de TD Securities.

Le président démocrate Barack Obama et le chef des républicains John Boehner avaient assoupli leurs positions sur la taxation des ménages les plus aisés, accréditant l'hypothèse d'un compromis avant la fin de l'année.

Mais les deux camps semblaient de nouveau crispés mercredi soir, M. Obama assurant avoir "fait au moins la moitié du chemin pour satisfaire les inquiétudes des républicains" et M. Boehner disant "espérer que le président montrera un peu de sérieux pour travailler avec nous sur une approche équilibrée".

Faute d'accord des responsables politiques américains, une cure d'austérité forcée et automatique entrera en vigueur début 2013 aux Etats-Unis, au risque de faire tomber en récession une économie encore fragile et de plomber la demande énergétique du pays.

jum/soe/rap