NOUVELLES
20/12/2012 04:51 EST | Actualisé 19/02/2013 05:12 EST

Le Canada ajoute la "Force Qods" d'Iran à sa liste des "entités terroristes"

Le Canada a annoncé jeudi qu'il ajoutait la "Force Qods" des Gardiens de la révolution, qui mène les opérations extérieures de la garde prétorienne du régime iranien, à sa liste des "entités terroristes", affirmant qu'elle armait les talibans et le Hamas.

"Le gouvernement du Canada a pris la décision, pour des raisons de principes, d'ajouter les Forces Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique à la liste" des entités terroristes du Code criminel canadien, a déclaré Vic Toews, ministre de la Sécurité publique.

La "Force Qods" est l'unité chargée de toutes les opérations extérieures, officielles ou clandestines, du corps d'élite de la République islamique. Forte de plusieurs milliers de membres, elle serait particulièrement active dans les pays du Moyen-Orient, selon les analystes occidentaux>.

Dans son communiqué, Ottawa accuse la Force Qods "d'exporter la révolution iranienne par diverses activités, notamment en facilitant les opérations terroristes".

"La Force Qods fournit des armes, du financement et un entraînement paramilitaire à des groupes extrémistes, dont les talibans, le Hezbollah libanais, le Hamas, le Jihad islamique palestinien et le Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général", affirme le Canada.

En septembre, le commandant en chef des Gardiens de la révolution avait reconnu que des membres de la Force Qods étaient présents en Syrie et au Liban, mais uniquement comme "conseillers".

Le Canada a par ailleurs retiré de cette liste l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, suivant l'exemple de l'Union européenne et des Etats-Unis.

En tout, 43 entités figurent sur la liste canadienne des entités terroristes.

Fidèle allié d'Israël, Ottawa est à couteaux tirés avec l'Iran et avait annoncé début septembre la suspension de ses relations diplomatiques avec ce pays, l'expulsion des diplomates iraniens en poste au Canada, et l'inscription de la République islamique sur la liste des entités "qui soutiennent le terrorisme".

sab/sam