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20/12/2012 05:30 EST | Actualisé 19/02/2013 05:12 EST

FMI: la réforme de la gouvernance reste suspendue à un vote des Etats-Unis

La réforme de la gouvernance du FMI, censée renforcer le poids des pays émergents, reste suspendue à une ratification parlementaire aux Etats-Unis, selon un communiqué publié jeudi par le Fonds monétaire international.

"La directrice générale Christine Lagarde (...) exhorte les pays qui ne l'ont pas encore fait à prendre rapidement les mesures nécessaires" pour permettre l'entrée en vigueur de la réforme, d'après le communiqué qui ne mentionne toutefois pas spécifiquement les Etats-Unis, premiers actionnaires du FMI.

Adoptée en 2010, cette réforme de la gouvernance doit, pour entrer en application, être ratifiée par 113 des 188 Etats membres, représentant 85% des droits de vote au conseil d'administration du Fonds.

Or, selon le communiqué publié jeudi, seuls 77% des droits de vote ont pour l'heure été réunis et le seuil requis ne pourra pas être atteint sans l'apport des Etats-Unis et de leurs 16,7% de voix.

Cette réforme vise à rééquilibrer les rapports de forces au sein du conseil d'administration du FMI, qui représente l'ensemble de ses 188 Etats membres. Actuellement, la Chine y détient 3,8% de droits de vote, soit pas beaucoup plus que l'Italie (3,1%), et devrait en obtenir près du double (6,0%) aux termes de la réforme.

Elle est d'autant plus cruciale qu'elle conditionne par ailleurs le triplement des ressources permanentes (quotes-parts) du Fonds, à 767 milliards de dollars, qui a lui été approuvé par un nombre suffisant d'Etats membres.

Dans un communiqué distinct, le Fonds monétaire international a également indiqué que le mode de calcul des quotes-parts, qui déterminent les droits de vote de chaque Etat, faisaient toujours l'objet d'intenses discussions qui doivent être bouclées en janvier.

"Des divergences subsistent", a noté le FMI dans son communiqué.

A l'heure actuelle, les quotes-parts sont attribuées aux Etats membres sur la base d'une moyenne calculée en grande partie sur leur produit intérieur brut et leur degré d'ouverture à l'économie.

"Les positions doivent encore se rapprocher sur plusieurs éléments clés", a résumé le FMI.

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