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19/12/2012 01:22 EST | Actualisé 18/02/2013 05:12 EST

Onze millions de Palestiniens dans le monde

La population palestinienne compte environ onze millions de personnes dispersées dans le monde, parmi eux plus de cinq millions de réfugiés disséminés au Moyen-Orient.

Le sort de ces réfugiés constitue l'un des dossiers les plus épineux dans les négociations, pour le moment bloquées, entre Israël et les Palestiniens, plus de 60 ans après leur exode.

Depuis 1948, première guerre israélo-arabe, les Palestiniens ont connu plusieurs vagues d'exil et différentes terres d'accueil. Aux 760.00 réfugiés de 1948, il faut ajouter les centaines de milliers de déplacés de 1967.

Selon les chiffres du Bureau central des statistiques palestinien, la population palestinienne comptait fin 2010 près de onze millions de personnes, dont 4,1 millions dans les territoires palestiniens et 1,4 en Israël (où ils ont acquis la nationalité israélienne et sont appelés Arabes israéliens).

Outre 4,9 millions de Palestiniens vivant dans des pays arabes, une diaspora de plusieurs centaines de milliers de personnes a essaimé dans de nombreux pays étrangers, notamment en Amérique latine (Chili en particulier), aux Etats-Unis, etc...

Selon l'Office d'aide de l'ONU pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), créé en 1949, les réfugiés et leurs descendants étaient 2,05 millions en Jordanie en janvier 2012, 1,22 million dans la bande de Gaza, 874.600 en Cisjordanie, 510.400 en Syrie et 465.800 au Liban. L'Office assiste ces réfugiés en leur fournissant notamment des soins sanitaires et un système d'éducation gratuit.

Selon l'UNRWA, les réfugiés sont accueillis dans des dizaines de camps en Cisjordanie, à Gaza, au Liban, en Syrie et en Jordanie.

Le statut des réfugiés diffère selon les pays d'accueil. Seule la Jordanie a donné à un nombre important d'entre eux la nationalité. Leur situation est particulièrement précaire au Liban et en Syrie. L'émigration vers les pays du Golfe date des années 1960 et a été motivée par la recherche de travail.

Depuis la "Nakba" ("catastrophe" en arabe) que fut pour les Palestiniens la création d'Israël en 1948, le sort des réfugiés poussés à l'exode et de leurs descendants est un élément clé de la cause palestinienne.

La résolution 194 de l'Assemblée générale de l'ONU, adoptée le 11 décembre 1948, stipule que "les réfugiés qui désirent rentrer dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient y être autorisés le plus vite possible" et que "des dédommagements devraient être versés pour les propriétés de ceux qui ne veulent pas revenir".

Les Palestiniens, soutenus par le monde arabe, exigent qu'Israël reconnaisse un droit au retour des réfugiés dans ses frontières, tout en affirmant qu'une fois ce principe reconnu, les modalités d'application seraient négociées. Israël considère en revanche qu'une telle reconnaissance ouvrirait la voie à un retour massif et menacerait son existence en tant qu'"Etat juif".

Mercredi, le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé l'ONU à laisser les réfugiés palestiniens fuyant les combats dans le camp de Yarmouk à Damas, entrer dans les territoires palestiniens. Selon l'UNRWA, 100.000 résidents du camp qui comptait 150.000 habitants ont fui.

La Syrie comptait avant le début du conflit en mars 2011 plus de 520.000 Palestiniens. Depuis quelque 360.000 ont été déplacés à l'intérieur du pays selon l'ONU qui n'a toutefois pas encore pris en compte les 100.000 ayant fui Yarmouk.

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