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19/12/2012 01:01 EST | Actualisé 18/02/2013 05:12 EST

François Hollande: la France et l'Algérie "en convergence" sur le Mali

La France et l'Algérie sont "en convergence" sur le Mali et pour que ce pays puisse "recouvrer son intégrité territoriale" par la voie de la négociation mais sans la mouvance terroriste, a déclaré mercredi le président François Hollande à Alger.

"Nous sommes en convergence avec le président (Abdelaziz) Bouteflika. Lui et moi, nous pensons qu'il convient de faire du dialogue politique, de faire tout pour qu'une négociation puisse permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale", a souligné M. Hollande lors d'une conférence de presse.

Mais ce processus doit avoir lieu "uniquement avec les mouvements ou les forces qui se séparent du terrorisme, voire luttent directement contre le terrorisme", a-t-il dit. "Aujourd'hui, un terrorisme s'est installé au Mali, pas simplement qu'au Mali. Et avec une confusion avec les trafics de drogue et les trafics d'armes".

La France et les pays africains cherchent à obtenir rapidement le feu vert de l'ONU à une intervention d'une force africaine de 3.300 hommes dans le nord du Mali, contrôlé par des islamistes armés affiliés à Al-Qaïda.

Mais cette volonté se heurte au scepticisme de Washington qui a dit lundi espérer trouver un accord avec Paris à l'ONU sur une résolution permettant d'engager une action militaire internationale dans le nord du Mali.

"La France est partie prenante de l'initiative qui va conduire le Conseil de sécurité à prendre une résolution qui ouvrira la possibilité aux Africains d'intervenir aux côtés des Maliens pour les aider à retrouver la stabilité et l'unité", a rappelé M. Hollande.

Mais, a-t-il souligné, "ce sont les Africains qui sont les seuls à pouvoir décider et à mettre en oeuvre (une telle intervention), même si la France aura à donner son appui logistique et de formation".

Par ailleurs, M. Hollande a souligné la volonté commune de la France et de l'Algérie de parvenir à "une transition politique" en Syrie en proie à la guerre, tout en reconnaissant des différences d'approche des deux pays.

"Le point d'accord, c'est sur la mission qui a été confiée par les Nations unies à M. (Lakhdar) Brahimi, en qui nous avons grande confiance et qui doit chercher les solutions pour la transition politique. Là nous nous retrouvons". "Sur la coalition (de l'opposition), que nous, nous avons reconnue, il y a une différence et je la respecte".

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