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19/12/2012 06:19 EST | Actualisé 18/02/2013 05:12 EST

Affaire Benghazi: trois responsables du département d'Etat démissionnent

Trois responsables du département d'Etat ont démissionné à la suite d'un rapport brocardant la diplomatie américaine pour des failles en matière de sécurité au consulat de Benghazi attaqué le 11 septembre par des islamistes, ont indiqué mercredi des élus républicains.

"Les démissions de trois responsables du département d'Etat ne clôt pas l'histoire car on doit continuer de tenir le gouvernement responsable pour ses graves échecs afin d'empêcher un autre Benghazi à l'avenir", a réagi dans un communiqué la présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants (à majorité républicaine), Ileana Ros-Lehtinen.

Le successeur désigné de Mme Ros-Lehtinen, Ed Royce, s'est lui "étonné" que ces démissions ne soient pas intervenues plus tôt.

Le patron de la sûreté diplomatique, la force qui assure la sécurité de tout le réseau diplomatique et consulaire américain, Eric Boswell, ainsi que deux autres responsables ministériels sont sur le départ, avaient rapporté plus tôt les télévisions CNN et CBS.

La porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland a refusé de confirmer ou d'infirmer cette information.

Un rapport d'un comité officiel "indépendant", rendu public mardi soir, épingle le département d'Etat pour "des ratés et des carences de deux divisions du département d'Etat qui ont conduit à mettre en place un dispositif de sécurité (au consulat de Benghazi) largement inadéquat pour faire face à l'attaque" du 11 septembre.

Cet attentat terroriste aux explosifs et armes de guerre a été perpétré par des miliciens islamistes et a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres agents américains.

Le comité "indépendant" -- Comité de révision de l'action du gouvernement (ARB) -- avait été mis sur pied en septembre par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, laquelle avait assuré qu'elle "assum(ait) la responsabilité" de la gestion des conséquences de l'attaque de Benghazi.

Les élus républicains réclament que Mme Clinton, malade et invisible depuis le 7 décembre, vienne témoigner devant le Congrès. En son absence, c'est son adjoint William Burns qui sera auditionné jeudi par les commissions des Affaires étrangères de la Chambre des représentants et du Sénat.

M. Burns a reconnu mercredi devant la presse que le rapport de l'ARB pointait des "problèmes graves et inacceptables" au sein du département d'Etat. "Nous avons appris des leçons extrêmement dures et douloureuses à Benghazi", a-t-il dit.

"Franchement, le département d'Etat n'a pas fourni à la mission de Benghazi la sécurité dont elle avait besoin", a renchéri le diplomate à la retraite Thomas Pickering, co-président de l'ARB.

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