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19/12/2012 02:32 EST | Actualisé 18/02/2013 05:12 EST

Affaire Benghazi: trois responsables du département d'Etat démissionnent (TV)

Trois responsables du département d'Etat ont démissionné à la suite d'un rapport brocardant ce ministère des Affaires étrangères pour des failles en matière de sécurité au consulat américain de Benghazi attaqué le 11 septembre par des islamistes, rapportent mercredi des télévisions.

Le patron de la sûreté diplomatique, la force qui assure la sécurité de toutes les représentations américaines à l'étranger et du département d'Etat à Washington, Eric Boswell, ainsi que deux autres responsables ministériels sont sur le départ, assurent CNN et CBS, citant une source anonyme de l'administration américaine.

La porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland a refusé de confirmer ou d'infirmer cette information.

Un rapport d'un comité officiel "indépendant", rendu public mardi soir, épingle le ministère pour "des ratés et des carences au niveau de deux bureaux du département d'Etat qui ont conduit à mettre en place un dispositif de sécurité (au consulat de Benghazi) qui était largement inadéquat pour faire face à l'attaque" du 11 septembre.

Cet attentat terroriste aux explosifs et armes de guerre a été perpétré par des miliciens islamistes et a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres agents américains.

Le comité "indépendant" -- Comité de révision de l'action du gouvernement (ARB) -- avait été mis sur pied en septembre par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, laquelle avait assuré qu'elle "assum(ait) la responsabilité" de la gestion des conséquences de l'attaque de Benghazi.

Comme Mme Clinton est souffrante et invisible depuis plus de dix jours, c'est son adjoint William Burns qui est venu lire mercredi une courte déclaration devant la presse au département d'Etat, avant d'aller témoigner jeudi devant le Congrès.

Il a reconnu que le rapport de l'ARB pointait des "problèmes graves et inacceptables" au sein du département d'Etat. "Nous avons appris des leçons extrêmement dures et douloureuses à Benghazi", a-t-il dit.

Aux yeux de Thomas Pickering, co-président de l'ARB, il est "clair que le département d'Etat n'a pas fourni à la mission de Benghazi la sécurité dont elle avait besoin".

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