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18/12/2012 05:39 EST | Actualisé 17/02/2013 05:12 EST

Washington appelle à l'arrestation de deux rebelles rwandais et congolais

Les Etats-Unis ont fermement appelé mardi à l'arrestation et la poursuite en justice de deux chefs rebelles rwandais et congolais recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI).

Un peu plus tôt dans la journée, la CPI avait acquitté l'ancien chef de milice congolais Mathieu Ngudjolo Chui de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, l'accusation n'ayant pu prouver qu'il avait dirigé l'attaque en 2003 d'un village de République démocratique du Congo (RDC) ayant fait plus 200 morts.

"Nous sommes évidemment en train d'étudier cette décision", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, indiquant qu'elle allait être "sujette à appel".

"Les juges dans cette affaire ont expliqué que cet acquittement ne voulait pas dire qu'aucun crime n'a été commis là-bas. C'est juste que, selon leur définition, ils n'ont pas été en mesure de lier (Ngudjolo)" à ces crimes.

Il s'agit du premier acquittement prononcé par la CPI qui n'avait à ce jour mené qu'un seul procès à terme, celui du chef de l'Union des patriotes congolais (UPC) de Thomas Lubanga, une milice ennemie de celle de Mathieu Ngudjolo Chui. M. Lubanga avait été condamné à 14 ans de prison.

Ex-dirigeant présumé du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), une milice congolaise, Mathieu Ngudjolo était accusé d'avoir voulu "effacer totalement" la population du village de Bogoro, dans la région de l'Ituri.

Washington va aussi continuer à appeler à "l'appréhension et la poursuite en justice des auteurs de violations des droits de l'homme, d'atrocités et de crimes en RDC", a insisté Mme Nuland.

Cela vise Sylvestre Mudacumura, commandant suprême des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et Bosco Ntaganda, ancien général de l'armée congolaise soupçonné d'être le chef des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) créé début mai. Tous deux sont recherchés par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en RDC.

"Le conflit actuel à l'est du Congo avec le M23 rappelle l'incessante impunité dont continuent de bénéficier les auteurs de violences et de violations des droits de l'homme" dans ce pays, a regretté Mme Nuland.

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