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18/12/2012 07:50 EST | Actualisé 17/02/2013 05:12 EST

Rapport sur Pickton: la politique de l'organisation policière à blâmer en partie

VANCOUVER - Malgré des recommandations claires faites dans un rapport examinant l'enquête bâclée sur le tueur en série Robert Pickton, il y avait peu de signes mardi que les municipalités situées autour de Vancouver acceptent de former un corps de police régional.

Le débat politique sur un corps policier uni pour la grande région de Vancouver a été lancé il y a longtemps, mais il est revenu à l'avant-scène à la suite du rapport du commissaire Willy Oppal sur les femmes disparues.

Dans son rapport, le commissaire presse les leaders politiques de mettre en place un plan pour une police couvrant la grande région de Vancouver.

Il explique que malgré d'énormes erreurs dans le travail policier en tant que tel, la politique était aussi à blâmer pour les occasions manquées de capturer le tueur en série bien plus tôt.

La ministre provinciale de la Justice, Shirley Bond, s'est immédiatement penchée sur certaines recommandations du rapport, mais n'a pas pris d'engagements sur l'organisation régionale de la police.

Elle a confié que des discussions étaient actuellement en cours pour un plan de 10 ans pour les services policiers de la Colombie-Britannique, et qu'elle préférait s'asseoir avec les maires de la région de Vancouver pour se pencher sur le type de modèle qu'ils voudraient pour leur région.

Le chef de la police de Vancouver, Jim Chu, a également refusé de discuter de cet enjeu lors d'une conférence de presse mardi, disant qu'il revenait aux dirigeants politiques de prendre une décision.

Il a toutefois avoué que «s'il fallait instaurer aujourd'hui la structure policière idéale pour la grande région de Vancouver, je ne pense pas que l'on mettrait en place celle que l'on a actuellement».

M. Chu s'est par ailleurs excusé pour les erreurs menées durant l'enquête Pickton, admettant que la police «aurait pu et aurait dû» arrêter le meurtrier plus tôt.

Les 2,3 millions de résidants de la grande région de Vancouver sont actuellement couverts par la Gendarmerie royale du Canada et une myriade de services policiers indépendants. Il existe une série d'équipes intégrées qui s'occupent d'enjeux partagés comme les gangs, les meurtres, le trafic et les services de médecine légale.

Le rapport de M. Oppal a souligné que la «fragmentation» des services policiers de la région métropolitaine de Vancouver a contribué à l'échec de la police à arrêter Pickton plus tôt.