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18/12/2012 12:56 EST | Actualisé 17/02/2013 05:12 EST

Le boxeur Jean Pascal pourra affronter Chad Dawson en mars, comme prévu

MONTRÉAL - L'épaule gauche amochée qui l'a grandement affectée à son retour dans l'arène vendredi n'empêchera pas Jean Pascal d'affronter Chad Dawson en mars, comme initialement prévu.

Les résultats de l'examen d'imagerie par résonance magnétique, que Pascal a subi lundi, n'ont révélé aucune blessure sérieuse, nécessitant une intervention chirurgicale.

Les dirigeants du Groupe Yvon Michel ont poussé un soupir de soulagement, mardi, en communiquant la nouvelle aux médias.

«Je suis très heureux», a lancé le boxeur lavallois né à Haïti.

Le médecin Francis Fontaine a expliqué que Pascal (27-2-1, 16 K.-O.) a été incommodé par deux blessures «n'ayant aucun lien entre elles», au cours du combat contre le Polonais Aleksy Kuziemski, qu'il a gagné par décision unanime.

La blessure la plus sérieuse est une rupture partielle d'un muscle sur le dessus de l'épaule, que de la physiothérapie intense et une injection intramusculaire expérimentale peut règler en l'espace d'un mois.

La seconde, qui a été la plus souffrante dans l'arène, est la déchirure complète d'un tendon du biceps.

Pascal avait déjà été victime d'une déchirure partielle du même tendon au cours de sa préparation en vue du combat contre Carl Froch en 2009. Cette fois-ci, le tendon a cédé au cours du quatrième round, quand son bras est demeuré coincé dans les câbles. Il ne lui causera donc plus de problème, à l'avenir.

Pascal a admis avoir craint le pire au cours des derniers jours. Le pire aurait été qu'il ait dû subir une opération qui l'aurait replacé sur le carreau pour une période minimum de huit mois.

«Heureusement, la partie tendineuse de l'épaule n'a pas été touchée comme on le craignait, a mentionné le médecin. Nous étions très contents de constater, à la lumière de la résonance, que le labrum était intact.»

Pascal pourra donc recommencer l'entraînement dès lundi, comme le souhaitait son entraîneur Marc Ramsay, en vue de son — deuxième —rendez-vous avec Dawson.

On veut que Pascal demeure très actif puisqu'il vient de renouer avec la compétition. On estime d'ailleurs que la période d'inactivité de 19 mois ait pu jouer un rôle dans les blessures qu'il s'est infligées.

«Nous ne voulons pas perdre les acquis des derniers mois d'entraînement», a avancé le président de GYM, Yvon Michel.

Attribuant à la malchance la série de blessures qui l'a ralenti ces dernières années, Pascal a tout de même admis être quelque peu inquiet pour la suite des choses.

«J'ai confiance au personnel médical qui s'occupe de moi. Nous avons un bon plan et je vais le respecter, a affirmé le boxeur âgé de 30 ans. Je vais fêter Noël dans le gymnase, mais c'est correct.»

Michel a souligné que la date du combat de championnat WBC des mi-lourds — «en mars ou au début d'avril» — sera connue sous peu.

Michel a ajouté qu'au cours de la même période le réseau américain HBO présenterait un combat de championnat IBF entre Bernard Hopkins et Tavoris Cloud.

Les gagnants des deux matchs s'affronteraient dans un combat d'unification des titres.

Pascal pourrait retrouver le vétéran Hopkins sur son chemin pour la troisième fois.

Lucian Bute?

Mardi encore, Pascal a dû répondre à des questions au sujet d'un éventuel affrontement face à Lucian Bute.

«Je ne veux pas en parler, mais je n'ai pas le choix parce que les gens me posent la question partout où je vais, a expliqué Pascal. Je leur répond qu'ils doivent lui poser la question.

«Lucian Bute est un Roumain qui est venu s'établir au Québec et qui a fait beaucoup d'argent ici. Je dis ça sans arrière-pensée ou connotation raciste. C'est juste qu'il a l'obligation de donner aux Québécois ce qu'ils veulent.»

Chez InterBox, on n'a pas apprécié la sortie de Pascal.

Le président de l'entreprise, Jean Bédard, s'est porté à la défense de Bute.

«Tout ce que je peux dire, c'est que ces propos sont malheureux et sortent complètement du cadre de la boxe, a-t-il écrit dans un communiqué. Ils s'attaquent aux origines d'un individu et à ses valeurs. Quand on connait Lucian Bute, l'homme, ils sont encore plus regrettables.»

Bédard a ajouté que «si ces propos faisaient partie d'une stratégie pour nous inciter à modifier nos plans de match, il s'agit assurément d'une mauvaise stratégie, car elle pourrait bien produire l'effet contraire à celui recherché».