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Un militant des droits de l'Homme jugé pour apostasie en Arabie saoudite

Un tribunal saoudien a renvoyé lundi un militant des droits de l'Homme devant une autre juridiction qui doit le juger pour apostasie, une accusation passible de la peine de mort dans le royaume ultra-conservateur, ont indiqué des militants.

Un juge a renvoyé Raef Badaoui devant une instance supérieure estimant que sa juridiction "ne pouvait pas se prononcer dans une affaire d'apostasie", a indiqué un militant à l'AFP.

Raef Badaoui avait été arrêté en juin à Jeddah sur la Mer Rouge pour des raisons indéterminées.

M. Badaoui est un co-fondateur du "réseau libéral", qui avait proclamé le 7 mai "journée du libéralisme" en Arabie saoudite, appelant à lutter contre l'emprise des religieux sur la vie publique.

Une conférence qui devait se tenir à cette occasion à Jeddah avait cependant été annulée, les organisateurs ayant reçu "des conseils" des autorités de ne pas la tenir.

La charia, la loi islamique, strictement appliquée en Arabie saoudite, prévoit la peine de mort pour apostasie, mais les accusés peuvent en général faire repentance et échapper à la décapitation.

Le journaliste et blogueur Hamza Kashgari a été livré en février par la Malaisie au royaume pour y être jugé pour blasphème à la suite de commentaires sur Twitter jugés insultants à l'égard du prophète Mahomet.

Les commentaires de Kashgari avaient provoqué des appels demandant son exécution, malgré son repentir.

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