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17/12/2012 06:29 EST | Actualisé 16/02/2013 05:12 EST

L'ONU demande à Damas de laisser dix ONG supplémentaires travailler en Syrie

La responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, a indiqué lundi avoir demandé au gouvernement syrien l'autorisation pour dix ONG supplémentaires de travailler en Syrie afin de porter secours à la population, lors de sa visite samedi à Damas.

"J'ai demandé au gouvernement d'envisager que dix ONG internationales supplémentaires puissent travailler dans le pays afin d'élargir fortement nos activités" en Syrie, a déclaré à la presse Mme Amos, ajoutant qu'elle avait fourni une liste et souhaitait que Damas donne sa réponse "dès que possible".

Elle a aussi demandé à Damas la possibilité pour l'ONU d'importer du carburant pour les camions livrant l'aide, jugeant cette demande "extrêmement urgente". Le gouvernement syrien a promis une réponse mardi, a-t-elle précisé.

Enfin M. Amos a informé le gouvernement que l'ONU aurait "davantage de contacts avec l'opposition à l'intérieur même de la Syrie", afin notamment de faciliter le passage de l'aide humanitaire entre les zones contrôlées par les forces syriennes et celles tenues par les opposants armés. "Le gouvernement a accepté cela", a-t-elle affirmé.

Mme Amos s'adressait à la presse après avoir rendu compte au Conseil de sécurité de sa visite en Syrie.

La responsable de l'ONU a effectué samedi une brève visite à Damas où elle a notamment rencontré le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem.

En raison de la dégradation des conditions de sécurité, l'ONU -qui comptait un millier de collaborateurs internationaux et locaux en Syrie-, a décidé début décembre de suspendre ses opérations dans le pays et d'en retirer son personnel international "non essentiel". Elle a maintenu une présence avec du personnel local.

Mme Amos a souligné avoir "entendu des tirs d'obus toute la journée samedi à Damas" et a qualifié la situation de sécurité de "précaire".

Interrogée sur le camp palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, elle a estimé que la situation y était "chaotique" et a précisé que l'ONU "n'avait pas pu vérifier le nombre de personnes tuées dans le bombardement aérien" du camp.

avz/bdx