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17/12/2012 06:27 EST | Actualisé 16/02/2013 05:12 EST

Bonification du Régime de pensions du Canada : aucun consensus en vue

Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a tenté de s'entendre avec ses homologues des provinces pour donner de meilleures prestations de retraite aux travailleurs canadiens, mais en vain.

Aucune solution n'a rallié les ministres, qui ont convenu de consacrer les six mois à venir à la recherche d'une solution pour modifier le Régime de pensions du Canada (RPC). La prochaine rencontre des ministres des Finances est prévue en juin.

Les ministres ont donc mis le point d'orgue en après-midi, lundi, à deux jours de discussions tenues au lac Meech, dans l'Outaouais. Tout au plus ont-ils convenu d'instaurer une série de mesures destinées à stimuler la création d'emplois et à accroître le produit intérieur brut. Ces mesures, espère Jim Flaherty, permettront de bonifier le Régime de pensions du Canada sans que l'économie en souffre.

« Il n'y a pas de consensus sur une refonte du régime de pensions », a déclaré Jim Flaherty au sortir de la rencontre. Mais on peut quand même espérer bonifier le Régime de pensions, à la condition que l'économie se porte bien, a affirmé le ministre Flaherty en substance.

Pour le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, il faut qu'Ottawa aille de l'avant avec la réforme sans attendre que celle-ci fasse l'unanimité. Selon le ministre Duncan, le Québec semble disposé à apporter de petits changements au régime.

Lorsque la question du système de revenus de retraite national avait été abordée par les ministres des Finances il y a deux ans lors de leur réunion annuelle, le Québec et l'Alberta s'étaient opposés à l'idée de le modifier. Le gouvernement fédéral avait alors trouvé un compromis en créant les régimes de pensions agréés collectifs, un programme volontaire pour les travailleurs dont les employeurs n'offrent pas de régime de retraite.

De son côté, le ministre québécois des Finances, Nicolas Marceau, a affirmé qu'il était ouvert aux améliorations et qu'il tenterait de trouver un terrain d'entente avec les autres provinces.

M. Marceau a ajouté que, même s'il préférait que tout le monde soit d'accord, il travaillerait avec la règle des deux tiers.

Le spectre de la récession

La réunion avait commencé avec un discours du gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, portant sur la situation économique canadienne. Mark Carney a réitéré qu'une éventuelle crise budgétaire aux États-Unis pourrait faire basculer le Canada dans la récession.