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17/12/2012 03:59 EST | Actualisé 15/02/2013 05:12 EST

Au moins 25 morts dans des attentats en Irak

Une série d'attentats visant à la fois les forces de l'ordre et des civils ont fait au moins 25 morts et plus de 70 blessés lundi en Irak, à la veille du premier anniversaire du départ des soldats américains, ont annoncé des sources policières et médicales.

Dimanche, une première série d'attaques avaient fait 19 morts et des dizaines de blessés, essentiellement dans deux mosquées chiites et dans les locaux d'un parti politique kurde dans le nord du pays.

L'Irak reste plongé dans la crise depuis le départ des derniers soldats américains le 18 décembre 2011, après une guerre de presque neuf ans qui a coûté la vie à des dizaines de milliers d'Irakiens ainsi qu'à des milliers d'Américains, et qui a coûté des centaines de milliards de dollars.

Même si les violences n'atteignent plus les niveaux effroyables des années 2006 et 2007, les groupes d'insurgés continuent de représenter une véritable menace et les attentats restent quasi-quotidiens, avec des bilans mensuels qui dépassent à chaque fois largement la centaine de morts.

Près de Mossoul (nord), un attentat à la voiture piégée a tué sept personnes à Khaznah, un village de la communauté shabak, une secte ésotérique issue du chiisme qui compte environ 30.000 membres et qui a été persécutée sous Saddam Hussein avant d'être souvent visée par Al-Qaïda.

A Mossoul même, des hommes armés ont ouvert le feu sur un poste de contrôle militaire, tuant un soldat.

Dans la ville de Tuz Khurmatu (nord), deux attentats à la voiture piégée contre une mosquée chiite ont fait cinq morts. La communauté chiite, majoritaire en Irak, est souvent la cible d'attaques menées par des insurgés sunnites.

Sur une autoroute à l'ouest de Tikrit (160 km au nord de Bagdad) trois hommes armés ont ouvert le feu sur un poste de contrôle, tuant un policier. Poursuivis par une patrouille de police, les agresseurs ont abandonné leur véhicule piégé et tué quatre autres policiers en le faisant exploser.

Toujours au nord de Bagdad, une bombe a explosé sur la route au passage d'une patrouille militaire dans le village d'Al-Buslaibi, tuant trois soldats. Et une voiture piégée a tué un Irakien et blessé au moins dix pèlerins chiites iraniens près de Doujaïl.

Trois autres bombes ont fait un mort sur une route près de Baqouba, où deux voitures piégées ont explosé en ne faisant que des blessés.

Dans la province d'Anbar (ouest), la ville de Rutba a été la cible de 10 attaques au mortier qui ont fait deux morts.

Selon les statistiques officielles, les forces de sécurité irakiennes ont réussi à empêcher une explosion des violences depuis le départ des soldats américains, puisqu'il y a eu moins de tués lors des 11 premiers mois de l'année que sur la même période en 2011.

"L'état de la sécurité n'a pas fondamentalement changé, en dépit du retrait américain. Et c'est déjà remarquable", soulignait récemment Joost Hiltermann, directeur adjoint du service Moyen-Orient de l'International Crisis Group.

"Le retrait des forces américaines a entraîné une réduction de la formation, de la collecte de renseignement et de la capacité d'envoyer rapidement des renforts bien équipés sur les points chauds", a expliqué John Drake, expert au sein du groupe AKE.

"Cependant, il n'y a pas eu de baisse des opérations de contre-insurrection et des arrestations", même si "l'armée irakienne a encore beaucoup de chemin à faire et qu'elle reste confrontée à une pénurie de moyens et à des attaques régulières", a-t-il ajouté.

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