NOUVELLES
16/12/2012 11:12 EST | Actualisé 15/02/2013 05:12 EST

Venezuela: les alliés de Chavez remportent la majorité des sièges de gouverneurs

CARACAS, Venezuela - Les alliés du président vénézuélien Hugo Chavez ont remporté une victoire éclatante dimanche lors des élections visant à pourvoir les postes de gouverneurs des 23 États du pays, montrant que le parti socialiste pouvait survivre même si le cancer qui l'afflige.

Selon les résultats préliminaires, les partisans de M. Chavez ont gagné 19 des 23 États. Le leader de l'opposition, Henrique Capriles, a pour sa part été réélu dans l'État de Miranda, battant l'ancien vice-président Elias Jaua.

M. Capriles a été défait par Hugo Chavez lors des élections présidentielles en octobre et sa réélection dimanche lui permettra de renforcer sa position comme chef officiel de l'opposition.

Les adversaires du gouvernement ont toutefois perdu beaucoup de terrain, passant de huit États à trois après le scrutin de dimanche, ce qui soulève des questions quant à leur capacité à gagner si la maladie devait écourter le mandat de M. Chavez et forcer la tenue d'une nouvelle course à la présidence.

D'après Miguel Tinker Salas, un professeur d'études latino-américaines au collège Pomona en Californie, le vote prouve que le parti socialiste vénézuélien peut se passer de son leader au moins sur le plan régional.

Il a par ailleurs attribué la piètre performance de l'opposition au manque d'organisation et à l'absence d'un message clair.

C'était la première fois que Hugo Chavez ne participait activement à une campagne électorale en près de 14 ans à la tête du Venezuela. Le leader n'a pas fait de déclaration publique depuis avoir été opéré mardi à Cuba en lien avec le cancer dont il souffre.

M. Chavez doit être assermenté le 10 janvier. Mais si son état de santé l'oblige à se retirer, la constitution vénézuélienne exige que de nouvelles élections présidentielles soient organisées dans les 30 jours suivant sa démission.

Avant de passer sous le bistouri, le président avait déclaré que, s'il devait céder sa place, c'était son vice-président, Nicolas Maduro, qui devait le remplacer.