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16/12/2012 11:27 EST | Actualisé 15/02/2013 05:12 EST

Assassinats en Libye: 4 policiers tués après l'arrestation d'un suspect (sécurité)

Quatre policiers ont été tués dans des attaques contre des postes de police à Benghazi, après l'arrestation d'un des principaux suspects dans l'enquête sur des assassinats d'officiers ces derniers mois dans cette ville de l'Est libyen, a indiqué dimanche à l'AFP un haut responsable de la sécurité.

"Quatre policiers ont été tués et trois autres blessés dans une attaque menée par un groupe armé contre la direction de la police de Benghazi", a déclaré à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Selon lui, l'attaque a eu lieu dimanche à l'aube.

Les assaillants ont fait usage d'"armes de différents calibres et ont tiré des roquettes RPG" sur les locaux de la police, a-t-il dit, pointant du doigt les "milieux islamistes extrémistes".

Selon lui, les assaillants tentaient de "libérer ou liquider" le suspect d'une série d'assassinats d'officiers de l'armée et de la police à Benghazi, qui avait été arrêté la veille.

Le responsable au sein des services de sécurité a précisé que le suspect avait reconnu son implication dans au moins une douzaine d'assassinats et fourni le noms de complices.

L'interpellé a fourni en outre une liste des officiers ciblés, dont le nouveau ministre de l'Intérieur, Achour Chwayel, a-t-il ajouté.

D'autres incidents moins sérieux ont eu lieu autour de commissariats de la ville.

Le responsable a lancé un appel aux autorités pour appuyer les services de sécurité de Benghazi, en vue de rétablir l'ordre dans cette ville, la deuxième de Libye, située à 1.000 km à l'est de Tripoli.

Benghazi, berceau de la révolution contre le colonel Mouammar Kadhafi en 2011, a été le théâtre de plusieurs explosions et d'une vague d'assassinats ces derniers mois.

Ces attentats sont généralement attribués aux islamistes radicaux, à l'instar de l'attaque du 11 septembre dernier contre le consulat des Etats-Unis, qui avait coûté la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur Chris Stevens.

Les nouvelles autorités libyennes, qui tentent de mettre en place une armée et une police nationales, ne sont pas parvenues à désarmer les groupes d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi.

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